Stratégie … c’est quoi ?

Lorsqu'on parle de "stratégie", certains pensent tout de suite "calcul, manipulation, intérêt, machination, complot, tirer les ficelles, planification, détermination, objectifs, ..." donc presque "malveillance".

Et si la stratégie, n'était que "le moyen le plus simple, le plus efficace et le moins inconfortable possible, pour aller d'un endroit à un autre en s'adaptant au contexte de la situation" ?

Autrement dit, vous avez

2 sortes de stratégie possibles :

1 : à l'occidentale (prince de Machiavel, Von Clausewitz, etc.) :

Machiavel

Clausewitz

"Je suis ici et veux aller là, le chemin le plus court est là, ce que je veux c'est ça, mes objectifs sont ceux-là, comment je fais pour y arriver coûte que coûte ? Il y a un début et une fin. Après la fin, soit tout est fini, soit il faut redéfinir un nouveau début. Mais entre fin et nouveau début, du temps est passé, le contexte a changé et mes idées sont déjà obsolètes. Donc il va falloir faire d'énormes efforts.

2 : à l'orientale, (ou même plutôt à la chinoise - SunZi, HanFei, Liu Han, Lao Tan,Tan Daoji)

SunZi

  • Je saisis une opportunité, tout apparaît "fluide",

  • dès que je rencontre un obstacle,
  • je prends compte du contexte et des parties prenantes,

  • Je modifie mon objectif pour m'adapter aux circonstances ainsi que mes orientations, et
    je tisse des liens, je conforte ma situation,

  • j'attends le bon moment sans pour autant laisser traîner ce qui doit être accompli de suite,
    tout en essayant de faire travailler le changement dans mon sens,
    c'est à dire d'utiliser le "potentiel de situation" pour qu'à terme il joue en ma faveur."
  • HanFeiZi

    Cet état d'esprit étant permanent, il ne demande que très peu d'effort et est toujours d'actualité. Sa difficulté pour un occidental : lutter contre son insatiable impatience, savoir attendre le temps nécessaire (mais pas plus) est le gage du succès.

    les détracteurs de cette ambivalence

    Charles Georges Gordon, fait "TiTou" Généralissime de l’Armée Impériale des 13 Bannières Mandchoues.

    Certains objecteront :"les occidentaux ont quand même infligé une volée aux Chinois pendant la guerre de l'opium en matant la "révolte des Boxers". Oui c'est vrai, mais c'était la première fois que cela se produisait. Mais savez-vous pourquoi ? Tout simplement, le général anglais Charles George Gordon, à la tête des Royal Engineers, qui a mené les opérations, a adopté les stratégies chinoises au lieu de répéter celles de l'empire britannique qui n'avaient mené à rien jusqu'alors contre les TaiPing.

    C'est depuis cette époque que les stratégies chinoises sont enseignées dans les grandes écoles militaires ... (et politiques  ? ).

    LA stratégie, (stratégie globale s'entend !) n'a donc absolument aucun sens.

    Dans cette optique, on ne peut plus "décider d'une stratégie globale", d'une "stratégie dans le temps, à moyen terme, encore moins à long terme", c'est totalement inadapté.

    Même au niveau de nos PME, il en va de même. Élaborer une "stratégie d'entreprise" ou le faire faire, est un bon moyen de dilapider son argent.

    La stratégie c'est un état permanent de veille visant à la meilleure adaptation nécessitant le moins d'effort possible.

    Il faut donc libérer l'esprit du chef d'entreprise pour qu'il redevienne "stratège permanent", et qu'il forme (ou fasse former) ses N-1 en ce sens pour qu'il le soutienne dans ses délégations.

    Voici une image pour finir de vous convaincre que cette approche est la mieux adaptée et qu'elle est à votre portée :

    Imaginez que vous pilotiez un navire pour transporter une cargaison d'un point A à un point B.
    Hypothèse 1: Vous tracez votre route sur une carte en tirant une ligne droite ? pour aller le plus vite possible et vous partez tout de suite ?
    Hypothèse 2 : ou bien vous posez une (ou des) question ?Du genre... "est-ce un navire à voile ou à moteur ?" c'est en pleine mer ou il y a des obstacles ? à quelle saison sommes-nous ? quelles sont les directions des vents à cette époque de l'année dans cette contrée ? croise t-on la route d'autres bateaux ou pas ? a t-on une idée de la météo ? Combien est-on à pouvoir manœuvrer le bateau ?" etc.
    Et même avec cette ouverture d'esprit, vous n'arriverez jamais à maîtriser tous les imprévus,car "la carte n'est pas le terrain." Une fois parti, vous allez devoir caler votre conduite sur les événements qui adviennent.

    Vous voyez bien que cette logique de base, vous l’avez déjà. Mais les décisions d’entreprises sont-elles toujours prises en tenant compte de cette fameuse logique des "variables"? C'est à dire une permanente attention portée à tout changement contextuel qui amène à réévaluer constamment l'objectif et le mode opératoire ?
    Perte de temps ? Pas si sûr !

    Certes vous irez peut-être moins vite que voulu, (quoique ... ) MAIS ...

    vous arriverez à bon port,
    peut-être pas celui auquel vous aviez pensé en premier, mais vous n'en serez que plus satisfait par de bonnes surprises,
    Votre navire sera intact car vous aurez évité écueils, tempêtes, épidémies et ... mutineries,
    vous aurez fait de bonnes affaires,
    Tout votre équipage sera heureux de voguer avec vous, et sera prêt à repartir dès que le capitaine en donnera l'ordre,
    votre navire, votre équipage et vous-même ne vous userez pas.

    Ne souhaitez-vous pas la même chose à votre entreprise ?

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    Ce que vit un(e) TaoDirigeant(e)

    ... "le calme intérieur au milieu de l'agitation extérieure " ...

    Vous dirigez une grande entreprise,  une PME, une TPE, et vous voulez devenir un TaoDirigeant ou une TaoDirigeante ?

    ­­Alors imaginez que …

    • … vous êtes souple, tonique à souhait, relaxé(e) et disponible en quasi permanence, ouvert(e) d'esprit et vigilant(e) en même temps,
    • vous abordez la plupart des situations comme un jeu dont vous savez pouvoir trouver la solution avec fluidité,
    • vous percevez les tensions comme des facteurs d'évolution,
    • vous êtes naturellement motivé et la pression glisse sur vous comme l'eau sur les plumes d'un canard,
    • vous vous sentez à l'aise dans toutes les situations relationnelles (management, commerce, négociations des affaires, partenaires sociaux) avec le sentiment d'avoir toujours quelque chose à y gagner,
    • votre anticipation s'affine et vos choix stratégiques sont justes,
    • finalement vous constatez que vous avez une grande maîtrise sur votre existence et qu'en en faisant moins, vous êtes plus efficace et obtenez plus de satisfaction.

    ... Comment vous sentiriez-vous ?
    ... Comment votre entreprise se porterait-elle ?
    ... Et quelle " personne-ressource " seriez-vous pour vos collaborateurs,
    vos partenaires et vos proches ?

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    Et si on parlait du stress honnêtement ?

    Cet article a été rédigé par des experts du stress (avec plus de 30 ans de pratique professionnelle dans ce domaine).

    Parler du stress et de gestion.

    Quand on parle du stress, on ouvre la boite de Pandore. Tout est possible. Le seul fait de prononcer son nom, aussitôt les neurones s’activent et les idées fusent : … oui, le stress c’est synonyme de tension, pression, contraintes, difficultés, harcèlement, lutte, résistance, angoisse, burn-out, exigences, travail, maison, conjoint, deuil, échelle du stress, stress post-traumatique, le stress rend malade, résister au stress, anxiété, …

    Rien que d’y penser en l’écrivant, j’en ressens déjà les effets. Ma journée va être foutue, bonne à jeter ! Brrrr !
    Mais comment faire face ? Ou plutôt comment tourner le dos ? Non, si je tourne le dos, je prends tout sur mon dos, j’en ai déjà plein le dos. Il faudrait me vider le dos.

    A qui profite le stress ?

    Mais à défaut de vider mon dos, certains sont déjà prêts à me vider le porte-feuille. Car maintenant et ce depuis quelque temps fleurissent les agences du stress, les cliniques du stress (pourquoi pas, tant qu’on y est …) et autres pseudo-sauveurs, « marchands du temple » s’il en faut.
    Les structures "éclosent" partout afin de vous … « soulager ». Soit on pique directement dans votre porte-feuille, soit on se fait financer par un quelconque fonds européen. Français, dormez, tout va bien, on prend soin de vous !

    Globalement le stress, le vôtre, le mien, sert à nourrir une panoplie hétéroclite d’oiseaux nécrophages qui souhaite vous faire venir et revenir dans ses serres afin de vous délivrer, … de ce qui vous « pèse ». Leurs atours sont leurs insinuations : « Quel est votre niveau de stress? Quel est votre profil personnel de stress? Pas stressé ? Mais si cherchez bien ! 18 techniques pour surmonter le stress » etc. Et oui, "marketing’ment " parlant, si on affiche un chiffre avec « techniques » derrière, cela ne fait-il pas automatiquement plus sérieux ?

    La souffrance est nourrissante

    Il y a une chose fondamentale que vous devez comprendre : votre souffrance, votre mal-être peuvent nourrir beaucoup de gens. Dans la nature, on appelle ça des charognards, sauf que dans la nature, ils ont un rôle important d’élimination des déchets, et quand un charognard en a fini avec une carcasse, il passe à une autre. Alors que les « cliniciens du stress » souhaitent vous voir revenir, régulièrement pour que ça soit efficace. Mais efficace pour qui ?

    La déchetterie du stress

    Vous êtes devenus des usines à « déchets -stress ». Ils vont vous apprendre à mieux gérer votre stress. Avant vous pouviez avoir un petit peu de stress, maintenant vous allez pouvoir en avoir beaucoup. Car votre petite usine à déchets-stress va pouvoir mieux gérer, « plus » gérer donc gérer « plus » de stress qu’auparavant. On va pouvoir vous mettre plus la pression parce que vous êtes « plus » capables de la traiter et la supporter.Vous êtes devenus plus résistants. Vous êtes maintenant une grosse déchetterie à stress. (vous allez aussi pouvoir aller nourrir ceux qui vous diront que vous êtes un résilient ; encore un gros mot qui rapporte gros).
    Quel est l’intérêt pour VOUS dans tout ça ?

    Vous voulez sortir de ça ? Vous pensez que ce n’est pas possible ? qu’il y a trop de choses qui vous stressent ? Que vous n’êtes pas capables ? Vous allez abandonner la partie ? c’est inéluctable ?

    OK ! Vous voulez un coup de main ? Gratuit bien sûr ! Allez, voici un petit coup de pouce :

    Comment fonctionne la soustraction au stress ?

    Posez vous simplement cette question : qu’est-il plus important pour vous ? Mieux gérer votre stress ou alors « vous y soustraire complètement » pour ne plus jamais avoir à le gérer ?

    1er secret : le stress n’est pas une fatalité.

    Imaginez la situation suivante : vous marchez dans la rue. Vous voyez une automobile qui roule vers vous. Si vous ne faites rien, il est probable qu’elle va vous renverser. Si vous vous écartez, elle passera à côté de vous sans vous toucher.
    Remplacez alors dans cette image, la voiture par « une remarque désagréable, une injonction, une menace, un ordre insupportable, une opposition », ce que vous connaissez comme situation stressante pour vous. Mentalement, grimpez aussitôt sur le trottoir, et laissez la source de l’inconfort continuer sa route sur la chaussée. Vous n’avez rien vu, rien entendu, rien compris, car comme nous disons parfois à nos enfants comme un mantra « Ce qui ne me concerne pas, je ne l’entends pas ! »

    Ainsi vous laisserez pantois le stresseur autodidacte. Il n’y a rien de pire pour une personne stressante, intimidante, que de constater l’inefficacité de sa stratégie. Ce qui est valable pour une personne l’est aussi pour une organisation.
    Cela nous ramène au discours de Platon sur la « dialectique du maître et de l’esclave ». (Je ne suis esclave que parce que je me vois esclave. Si je m’ôte cela de la tête, le maître disparaît instantanément.)
    Si l’on pousse le raisonnement jusqu’au bout, on peut même envisager que la structure (organisation, état, entreprise, … ) veuille se débarrasser de moi. Et alors ? Que préférez-vous vraiment ? Sous-vivre ? Ou vivre ce que vous décidez de vivre ? Subir ou créer votre réalité ?

    Vous en avez assez de vous faire broyer la main par ce collègue qui serre la vôtre histoire de bien vous faire sentir sa toute puissance et le danger potentiel qu’il représente pour vous ? Regardez-le. Regardez-le bien ! Regardez-le tellement que votre regard passe à travers. Il devient presque transparent à vos yeux, au point de disparaître totalement. Extirpez de votre esprit les arguments de type « on ne peut pas faire ça, c’est quand même un collègue, je le vois tous les jours, ça va devenir invivable. » Oui ça va être invivable, … pour lui. Car quand on porte ses yeux et son regard sur une personne, on lui prête vie. Si on cesse de le faire, il a la sensation de disparaître. C’est lui le faible. Alors dans sa souffrance, il ira consulter un des nécrophages cités plus haut. Ou intelligemment, il viendra vous poser la question sur la raison de votre ignorance à son sujet et vous aurez la possibilité de la lui expliquer calmement, avec votre authenticité, sans tension ni rancœur. Et là, je vous le promets, vous risquez de vous faire un allié.

    2e secret : le stress ne vient pas de l’extérieur mais de l’intérieur.

    D’accord, cette sauce est un peu épaisse à avaler. Nous allons la diluer un peu. Imaginez la même situation que la précédente avec la voiture dans la rue. Si vous marchez déjà sur le trottoir, vous ne faites même plus attention aux autos qui circulent sur la chaussée, n’est-ce pas ? Elles ne vous inquiètent plus ! Faites la même chose avec les stresseurs.
    Si vous arrêtez d’imaginer que quelqu’un peut vous faire un « deuxième orifice éliminatoire », vous avez déjà gagné.
    Vous pensez que vous pouvez être esclave ? Alors vous attirez vos futurs maîtres. Vous pensez que vous êtes faible, vous attirez les dominateurs ; vous pensez que vous valez moins, vous attirez celui qui pense qu’il vaut plus. Attention, vous pensez que vous valez plus ? vous rentrez dans le jeu des prédateurs en en devenant un, et ce sera "au plus fort la pouque !" Donc vous deviendrez un stressé permanent. Re-attention, on essaie de vous faire croire que vous êtes plus fort, on essaie de vous faire endosser un rôle qui n'est pas le vôtre (tu es plus fort, aide-moi et fais à ma place), vous le gorille-esclave de votre faible maître. Plutôt que d'apprendre à gérer un stress illusoire, il vaudrait mieux apprendre à déjouer les pièges de la manipulation.

    Mais dans le meilleur des cas : programmez-vous ainsi : « je ne ressens pas le besoin qu’on me parle mal et fort ». Je ne ressens pas le besoin d’être impressionné par qui que ce soit. Je ne ressens pas le besoin d’avoir peur. Tout cela ne m’apporte rien de bon. Tout ce qui sera contraire à cela ne sera pas sur mon trottoir, mais sur la chaussée. Tout ce que vous verrez, entendrez : arrêtez enfin de penser que cela vous est adressé. Il vaut mieux passer pour un idiot qui ne comprend pas, plutôt que pour un mouton intelligent qu’on persuade d’aller lui-même à l’abattoir.

    Et dites-vous bien une chose : les stresseurs sont comme les chiens : ils sentent directement qui ils peuvent mordre : uniquement une cible qui n’a pas confiance en elle, qui doute de ses propres capacité à définir sa vie. Cela pourrait vouloir signifier que le bénéfice caché d’être stressable c’est de pouvoir prétendre perdre ses moyens ou ne pas donner le meilleur de soi-même parce qu’on est sous stress, et donc … irresponsable de ce qu’on fait, de ce qu’on vit.
    C’est peut-être dur à lire et à entendre, mais c’est une réalité.
    C’est donc une question de pouvoir. Pouvoir sur soi et non pas pouvoir sur l’autre. Être viré d’un poste pour en retrouver un meilleur est juste un cap à passer.
    Se soustraire au stress n’est qu’une disposition d’esprit dont nous sommes toutes et tous dotés.

    3ème secret : La soustraction au stress se cultive activement

    Vous mettez vraiment ce que vous voulez dans votre existence.
    Pratiquez la marche régulièrement, pas en regardant le sol, mais en regardant autour de vous, en cherchant du regard ce qu’il y a de beau, il y en a toujours. Même une banlieue bétonnée n’est pas exempte de sourires d’enfants, de jardinière en fleurs, de soleil, d’un nuage en forme rigolote, d’une vitrine humoristique, d’un tag sympa, d’une pub dérisoire, bref tout ce qui pourrait faire revenir le sourire sur vos lèvres et la légèreté dans votre cœur. La marche rapide doit être pratiquée au minimum 20 minutes par jour à l’extérieur et en pleine lumière du jour.
    Connectez-vous régulièrement à la nature, en direct (plantes, arbres, animaux, sensations climatiques (vent, chaleur des rayons solaires, pluie, rosée, froid )
    Nourrissez correctement vos 5 sens : pour le toucher, massez et/ou faites-vous masser ; pour la vue, connectez-vous au beau (comme écrit plus haut) ; pour l’odorat, allez près de plantes ou fleurs odoriférantes (pas les parfums synthétiques ; pour l’ouïe, écoutez le bruit de l’eau, de la musique harmonieuse sans paroles,. Pour le goût, vous connaissez déjà la chanson : bon, bien et beau, donc naturel, légumes et fruits exclusivement, (c'est tout ce dont votre corps a besoin, le reste n'est que poisons, le bio n'étant même plus bio puisqu'on trouve du bio (qui veut dire normalement "vivant") en grande surface et que la loi impose la ionisation (tuer ce qui est encore en vie) pour garantir la non-contamination et la conservation).
    Pratiquez une activité physique régulière et aussi souvent que possible : idéal le TaoYin, la natation (jamais de sport , car l'enjeu dépasse le jeu et donc vos capacités, donc dangereux)
    Couchez-vous en relation avec la saison : tôt en hiver et au printemps, tard en été et en automne.

    En résumé, soyez vrais, mais redevenez fluides. L'eau aura toujours raison de la falaise ! et si la faiblesse était la vraie force ?

    Conclusion sur le stress :

    Vous l'aurez compris, le stress, ça n'existe pas ! sinon dans votre capacité à l'imaginer. Il n'y a aucun besoin de le gérer si on ne le fabrique pas soi-même. Arrêtez de le fabriquer et vous n'alimenterez plus les vautours.
    Question subsidiaire : les vautours ne seraient-ils pas eux-mêmes des stresseurs ? Car sans stressés, ils disparaîtraient, non ? Alors à qui profite le crime ?

    Faites-nous part de vos commentaires, postez les ci-dessous ! ça nous interesse ! Nous vous répondrons sans stress.

     

    L’être humain entre Ciel et Terre

    Même si cela vous paraît bizarre d'aborder ce sujet alors que notre propos est de vous aider dans vos affaires, laissez juste votre esprit s'ouvrir à ce qui suit.

    L'influence du terrain

    Si vous avez déjà observé votre position corporelle, vous aurez sûrement remarqué que vos pieds sont posés sur quelque chose d'assez vaste, sphérique bien que relativement plat d'apparence, mouvant, à relief et consistance variés et variables selon la période pendant laquelle on l'observe. Ce support, c'est bien sûr la Terre.

    L'influence du climat

    Vous aurez sûrement remarqué aussi qu'autour de vous et de la Terre et "légèrement" au-dessus, un espace non défini a été nommé atmosphère. Dans cet espace, il se passe des tas d'événements liés aux climats qui ont une influence constante sur la Terre sur laquelle nous sommes posés. Et nous les humains, vivons en permanence sous l'influence constante de ces climats. La vie entière de tout ce qui vit sur notre planète est sujet à cette influence. Il n'est pas question maintenant de refaire l'apologie de l'écologie telle que nous la concevons généralement, mais de réaliser combien nous sommes au cœur de ces processus de changements perpétuels, et que nous ne pourrions nous y soustraire.

    En constante adaptation même inconsciente

    Or combien avez-vous rencontré de personnes qu gèrent leur existence (vie personnelle et vie professionnelle) en fonction de ces changements. C'est comme si, dès qu'on commence à parler de business, on s'extirpait du contexte général pour s'infiltrer dans une bulle inaccessible à ces influences. Même si parfois les apparences sont trompeuses en nous laissant croire le contraire, nous agissons quotidiennement sous l'influence de ce contexte général, même au cœur de nos affaires.

    Combien de projets ont périclité, combien de relations n'ont pu se faire ou ont pu se rompre, combien d'énergies ont été gâchées par le simple fait de ne pas tenir compte du contexte ?

    Posez-vous la question suivante : êtes-vous capable d'affirmer que votre comportement, votre état d'âme, votre disponibilité, votre dynamisme sont absolument imperturbables quelque soit la saison, le climat, le moment de la journée ? Et si vous êtes influençable à ce point, comment pourrait-il en être autrement de votre futur partenaire en affaires, clients, prospect, ou fournisseurs ? Comment en tenez-vous compte jusqu'à maintenant ?

    Vous pouvez apprendre à utiliser le contexte

    Alors faut-il devenir météorologue averti ou expert en sciences de la terre pour faire de meilleures affaires et être plus heureux ? Non bien sûr ! Mais en savoir un peu sur ce que ces manifestations naturelles vont avoir comme influences sur le comportement humain oui ! C'est un minimum de stratégie que le dirigeant pourrait utiliser sans peine.

    Comment en tirer parti pour faire de meilleures affaires, plus durables ? C'est cela qui nous intéresse et qui va nous relier à vous pendant nos ateliers TaoDirigeant©.

    La guerre des sexes

    La lutte entre le féminin et le masculin dans notre société.

    Depuis maintenant des décennies, voire des siècles, nous pouvons avoir l'impression d'assister à une opposition féminin-masculin dans nombre de domaines. Il serait vain de vouloir les énoncer tous. Il peut être intéressant d'en comprendre les mécanismes à travers la notion yang-yin.

    Et voilà ! c'est lâché ! certains(es) se disent déjà que je vous ai balancé deux grosses énormités en une seule phrase.

    La première : yang-yin. Pourquoi pas "yin et yang" ou "yang et yin" ?

    Simplement ?
    Parce qu'on ne peut parler de l'un sans l'autre , ni inversement. Rien n'est totalement divisé. Rien n'est totalement yin, rien n'est totalement yang. Il y a toujours les deux en proportions "relatives". Ainsi la femme est plutôt yin, et l'homme plutôt yang. Donc l'homme n'est pas yang et la femme n'est pas yin.

    La deuxième : pourquoi yang-yin et pas yin-yang ?

    pourquoi le yang d'abord, et le yin ensuite ?

    Parce que le ciel, Yang, naît d'abord et bien avant la Terre, Yin. Il est dit dans les classiques : "la vigueur du Ciel descend et frappe la Terre, qui dans sa "douceur malléable, s'écarte pour l'accueillir en son sein. De leur union naissent les deux souffles (incarnés) yang-yin qui en s'unissant génèrent les innombrables espèces". (les 10000 êtres). Donc yang d'abord et yin ensuite. Du non-manifesté (yang) vers le plus tangible (yin). On parle de souffles, autrement dit d'énergies, de Qi, donc de mouvements, pas de femme ni d'homme.
    Revenons à nos moutons !

    Opposition des sexes

    Pensez à tous ces clivages, ces interdictions sexistes (dans un sens comme dans l'autre), ces excitations, ces exhortations, ces manigances, ces manipulations, ces tentatives vaines de prises de pouvoir, qui sont délétères pour nos couples, nos familles, nos relations, nos sociétés, sur la base de cette opposition de sexe.

    Nous en arrivons à déplorer la"montée" du sexe pour le sexe. (sexualité s'entend)
    Peut-être qu'il n'y a plus que là où l'union soit possible dans certains cas ?
    Quelques secondes de plaisir au milieu d'une tourmente quasi continuelle.

    Comment cette lutte des sexes peut-elle prendre racine ?

    Jusqu'au faut-il remonter pour saisir une bribe de racine de cette lutte pour le pouvoir, la suprématie d'un des genres de l'être humain ?

    Posons-nous la question : "Quel est un des plus grands pouvoirs sinon celui de donner la vie ? transmettre la vie ?  ... de manifester la vie ? le pouvoir créateur ou "procréateur" ? Dans notre civilisation judéo-chrétienne, seul Dieu donne la Vie.

    Mais voilà, JJ Goldmann est passé par là, et "elle a fait un bébé toute seule". La femme peut maintenant se passer de l'homme pour donner la vie. Encore un coup bas dans la puissance de l'homme. Ouille !

    Les frustrations

    A l'origine, à l'état naturel des choses, seule l'union d'une femme et d'un homme, à un instant précis (la période d'ovulation de la femme), peut donner lieu à un processus de procréation. La femme a ses périodes. Plutôt yin, elle est liée au temps. L'homme lui en a aussi, ... mais tout le temps ! Plutôt yang, il est lié à l'action. D'où ces frustrations possibles de part et d'autres, liées à la difficulté de se rencontrer. Avec à la fin des rancœurs, des rancunes, des vengeances, des prises de distances, des recherches de solutions alternatives (adultère, polygamie, fuite, désengagement plus ou moins total, renoncement, abnégation, résignation, etc.)
    Les anciennes générations disaient "l'homme propose, la femme dispose !"  Donc l'homme peut se sentir à la merci de la femme. Bien qu'avant, à la période féodale, on disait "ce que le Roi veut, Dieu le veut !" Donc la femme pouvait se sentir à la merci de l'homme. Les choses ont elles changé, évolué ? C'est selon la vision de chacun(e).

    Bref, sans les éprouvettes, le consensus restait de mise. L'homme et la femme devaient se mettre d'accord.  mais maintenant ... aïe !

    Dominé ou être dominé ?

    A l'époque où nous vivons, il est moins "tendance" d'être masculin dominant. Le politiquement correct, la demande des "mouvements féministes" représentatifs, la grande mode du "développement personnel", la banalisation de la psychologie de comptoir, entre autres, en sont majoritairement responsables, sans parler des volontés gouvernementales de prôner la parité. En tous cas, tout homme qui se fait prendre a de grandes chances de se voir puni sinon fustigé. "Pauvre mâle dominant dominé !" Ouin !

    Comment séduire ?

    Dans ces considérations de progrès, l'homme s'est parfois "dé-brut-alisé", un peu dégrossi voire affiné sinon raffiné. Parfois trop. Ces dames voulaient se faire respecter et être égales dans le pouvoir de décision (au quotidien), pas que l'homme bascule dans la féminité. Le mâle viril aurait-il chuté de son piédestal et ne ferait-il plus fantasmer ?

    Étant amenés à voyager régulièrement dans le cadre professionnel, nous avons rencontré dans différents pays, des comportements très différents dans la relation mixte.

    En Norvège par exemple, lors d'une formation, les femmes se sont plaintes que les hommes ne prennent plus l'initiative, ce sont elles qui l'assument. Elles ont dit "les Norvégiens ont des petites boules". Ils se laissent "driver" par leur copine ou épouse et sortent entre hommes pour être peinards, et les filles vont ensemble de leur côté". Quelle rencontre !

    En Chine, hors des grandes villes, nous avons pu voir la femme vraiment et totalement égale de l'homme. Tous les métiers lui sont ouverts. Mais avec les mêmes exigences que pour les hommes. Les 2 genres se taquinent mutuellement, chahutent gaiement, et surtout se respectent. Les femmes répondent sur le même ton que l'homme, tant verbalement que physiquement. Qui s'y frotte s'y pique !
    Dans les villes, dans le milieu des affaires, elles sont agressives, conquérantes, et ont la possibilité de manifester leur "yang" de la même manière qu'un occidental le ferait. Elles savent ce qu'elles attendent d'un homme au quotidien et savent parfaitement l'exprimer. C'est clair, net et carré.
    Revenons à nos moutons.

    Action réaction

    Après ces pertes successives de pouvoir dans la relation, comment pourrait-on voir réagir notre homme intérieur, sinon "homme d'intérieur" ?

    Nous avons vu qu'il peut ressentir de la perte de pouvoir de création, de pouvoir de séduction, de pouvoir d'action, alors comment pourrait-il inverser la tendance, tout au moins rééquilibrer les choses ?

    Au plus haut niveau, la politique. La majeure partie des lois qui sont votées le sont par des hommes dans leur état d'esprit. La politique a longtemps évincé (et continue d'évincer) et discrédité le féminin au pouvoir.

    Au niveau scientifique, les femmes sont très peu reconnues et valorisées. Il est rare de trouver des maîtres de recherche "femmes".

    Dans les affaires, dans le milieu professionnel, avec le fameux "plafond de verre", on limite la progression sociale et professionnelle des femmes. "Si on arrivait à les dégoûter du boulot, elle retourneraient à leurs casseroles" a t-on pu entendre. Les grosses boites sont généralement dirigées par des hommes.

    Mais là où l'homme a resserré la corde autour du cou de la femme, c'est dans le contrôle de la naissance. Le pouvoir politique, législatif, associé au pouvoir scientifique a réussi à faire croire les deux choses les plus importantes pour les dominer :

    1. Elles seraient incapables de gérer leur grossesse seules et encore moins leur accouchement. Elles ont donc obligation de venir accoucher en clinique sous la présence l'absence d'un obstétricien. Or, la naissance dans la majeure partie du globe est confiée aux femmes elles-mêmes car leur corps lié à la Terre, sent, ressent instinctivement ce qu'il faut faire au moment où le faire. L'OMS (organisation Mondiale de la Santé) a d'ailleurs publié un rapport sur le fait que 93% des accidents autour de la natalité étaient dus aux "effets iatrogènes" du milieu hospitalier. Le tour de force est qu'en milieu hospitalier justement, sous les ordres du médecin accoucheur, on trouve essentiellement des ... femmes ... qui participent en complicité à l'élimination de leur pouvoir créateur.
    2. Pour des raisons d'abord financièrement juteuses, on a réussi à faire croire aux femmes que leur lait maternel était insuffisant ou inadéquat pour leur enfant, et qu'il faut lui administrer un résidu lacté passé par les limbes d'usines inhumaines et surtout bien stériles (dans tous les sens du terme). Ce qui est faux puisqu'un autre récent rapport de l'OMS préconise l'allaitement maternel, avec même des accompagnements proposés par des ONG internationales.

    Imaginez ! vous êtes une femme. Vous en êtes amenée à penser que votre capacité à donner la vie est un danger pour votre progéniture et que vous êtes incapable de le nourrir tel que la Nature, la Vie l'a prévu, organisé, défini. (comment les femmes ont-elles fait pour arriver à donner naissance à tant d'enfants dans le monde depuis autant de siècles auparavant et à les nourrir ?)

    Comment dans ce cas, en étant une femme, pourrait-on avoir confiance en soi ?
    Après s'être vue de manière religieusement superstitieuse taxée de ne pas avoir d'âme, d'être inférieure à l'homme, accusée de sorcellerie (rappelez-vous l'inquisition, le plus souvent l'homme est envoûté par une sorcière, rarement l'inverse), privée de droit fondamentaux, privée du droit de travailler sans accord écrit de son mari, privée de compte en banque dans les mêmes conditions, privée du droit de vote jusqu'à récemment, comment peut-on imaginer voir un être vivant accepter et se résigner à ce point, sans fomenter une action de révolte dirigée contre la gente masculine, voire utiliser les mêmes stratégies guerrières ?

    Quête du pouvoir avec refus d'alternance

    Si chacun reste campé sur ses positions, la guerre est vite déclarée, tout au moins une fin de non-recevoir. Ce que femme veut, l'homme lui refuse. Ce que l'homme veut, la femme lui refusera. Qui sera le/la plus intelligent(e) pour céder un pouce de terrain, sans céder aux extrêmes ?

    Quelle solution à la guerre des sexes ?

    Revenons-en au Tao et à l'alternance yang/yin. Pourquoi le yin croit ? Le yin ne croit que parce que le yin fait d'abord la place au yang. Celui-ci a tout le loisir de s'expanser au maximum. A son apogée, il ne peut que laisser la place au yin pour que ce dernier s'expanse à son tour.Et ainsi de suite. Ainsi il n'y a pas de lutte entre les 2 forces naturelles, elles se succèdent mutuellement. En médecine énergétique chinoise, on dit que quand il y a lutte entre le yin et le yang, le corps est malade. Que s'il arrive qu'ils se séparent, c'est la mort qui survient. Et si chacun acceptait de laisser la place à l'autre tout en incluant l'autre systématiquement ?

    Au niveau de la naissance, les femmes peuvent-elles inclure systématiquement leur compagnon, lui dire qu'elle ont confiance en lui pour les accompagner ?

    Peut-on laisser les femmes accoucher où elles le souhaitent, quand elles le souhaitent, avec qui elles le souhaitent, et surtout dans la position qui leur convient ?

    Les laisser alimenter leur enfant comme elle le sentent ?

    En privé, si une femmes trouve son "mec" trop féminisé, "plus assez couillu", pourrait-elle lui laisser le temps de découvrir cette expérience de la féminité, le temps de trouver un juste équilibre, sans sanctionner trop vite ?

    En politique, pourrait-on écouter les vraies femmes (pas celles qui agissent comme le pire des hommes) nous dirent comment elles voient le monde et comment elles pensent l'améliorer ?

    Dans les affaires, ne pourrait-on pas cultiver l'art du Bon Business réciproque qui prend soin de chacune des parties, sans l'aspect prédateur masculin, grâce à la présence des femmes à un niveau  de décision et d'influence égal à celui de l'homme ?

    Si chaque sexe avait enfin confiance en l'autre, il arriverait à avoir confiance en lui-même et en la vie.

    Si au lieu d'exploiter les faiblesses de l'autre, on le soutenait,est-ce que la peur et l'angoisse ne disparaîtraient pas de la vie ?

    Et si nous construisions un monde non pas basé sur la compétition et l'affrontement mais sur la coopération ? non pas sur l'affaiblissement de l'autre mais plutôt sur la synergie ?

    Rappelons-nous la théorie des espèces : ce ne sont pas les plus forts ni les plus intelligents qui survivent, mais ceux qui s'adaptent le mieux.

    Nous pouvons penser que s'adapter c'est coopérer. Il n'y a rien à attendre des grands groupes, ni des pouvoirs politiques. C'est à nous, à vous, dans le quotidien de penser à se mettre en retrait, faire la place à l'autre, l'écouter, et parfois lâcher-prise de nos peurs, et oser l'impensable : laisser faire l'autre à sa manière et voir où ça va.

    C'est là que nous pouvons changer le monde, en balayant devant notre porte.

    Merci de votre lecture et bonne journée.

     

     

     

     

     

    Au sujet du Tao 3

    Et voilà le troisième volet qui s’appelle 2 de notre saga sur le Tao.

    Après l’unité et l’authenticité, voici le 2 de la dualité. A partir du Tao non manifesté et donc sans mouvement, vient l’origine du mouvement, à savoir la mise en place de deux forces qui vont pouvoir se générer l’une l’autre.

    C’est la base de compréhension du « changement ». Deux forces, l’une dirigée du bas vers le haut et du centre vers la périphérie dite « yang », l’autre dirigée du haut vers le bas et de la périphérie vers le centre dite « yin ».

    Ainsi tel qu’il est écrit dans les classiques, « les énergies claires et légères montent et se dispersent formant le Ciel, c’est le yang ; les énergies lourdes et obscures descendent et se concentrent formant la terre, c’est le Yin ».

    Donc point d’état ni de photo, mais plutôt des mouvements et des vidéos. Une photo est statique c’est comme déjà mort, ce qu’on voit dans une vidéo est en mouvement, c’est la vie.

    L’une de ces deux forces, Yang, tempérée par l’autre, Yin, va croître jusqu’à son maximum, son extrême, jusqu’à se disperser, laissant place à son opposé, Yin force de concentration qui croissant à son maximum de concentration, tellement concentrée qu’elle en devient invisible puis disparaît. Elle laisse à son tour la possibilité au Yang de renaître et croître jusqu’à nouvelle dispersion, et ainsi de suite. Croissance et déclin, c’est la base de tout mouvement, y compris la vie. C’est donc aussi une force de régénération perpétuelle qui transforme l’aspect des choses et des êtres, tout en maintenant un certain équilibre.

    Le changement inévitable est le moteur de la vie

    La stabilité donc le ralentissement peut conduire à l’arrêt et à la mort.

    Alors premier constat pour nous, petits humains : pourquoi résister au changement ? (puisque c’est résister à la vie) pourquoi rechercher la stabilité ? (puisque c’est trouver la mort).

    C’est pourquoi, des mots comme « devoir, falloir, stable, stop, définitif, juger, discerner, arrêter, contrainte, engager, enjeux, fixer, gagner, réussir, perdre, … » sont à utiliser et à « penser » avec précaution puisque ce sont termes morbides.(ils contiennent la notion de fin de quelque chose)

    Au contraire, immanence, impermanence, relativité, temporalité, changement, mouvement, jeu, essayer, tenter, oser, aller, sont des concepts de vie.

    Mais tout ce jeu a sa propre limite. Une vie trop agitée est comme une chandelle brûlant par les deux bouts. Trop inanimée elle n’éclaire rien et finit aussi par s’éteindre. Point trop n’en faut ! La juste mesure ! En toutes choses. Donc l’un en va pas sans l’autre.

    Si l’une des forces « pousse au derrière de l’autre » et réciproquement, les deux sont bien indissociables. Vouloir les séparer reviendrait à vouloir séparer les côtés pile et face d’une même pièce, ou même l’avers et le revers de la main, ou les 2 côtés d’une montagne. En effet, l’adret de la montagne est considéré comme plutôt yang et l’ubac comme plutôt yin, mais la montagne est indissociable. Même si on arrivait à la séparer par moitié, on obtiendrait 2 montagnes plus petites avec chacune un adret et un ubac.

    Yin et yang sont donc inséparables et leur alternance inévitable.

    Concrètement, la prochaine fois que vous avez l’impression que le sens d’un événement vous échappe, commencez par prendre le temps de ralentir. Vous savez déjà que chaque chose est à sa place, et que tout n’est qu’alternance et équilibre.
    Regardez cet événement avec du recul, prenez de la distance. Essayez d’en déterminer le point de départ. Qu’elle en est l’origine, la cause profonde, en fait, sa racine. Vous vous apercevrez peut-être qu’il n’a pu naître spontanément mais qu’il a été engendré par un contexte favorable antérieur.

    Ensuite estimez les tenants et aboutissants de ce contexte, et voyez l’évidence de l’arrivée de l’événement en question.

    Sentez depuis son début, comment il a évolué, autrement dit « la tournure des événements » au sein de l’événement. Vous y êtes ? Là vous pouvez déjà commencer à deviner la suite de cette événement. Et peut-être même ce qu’il va générer lui-même comme situation ultérieur, ce qu’il va provoquer, ainsi que les événements qui vont en découler.

    Loin de devenir des devins, nous abordons la notion de causalité, de la loi de « cause à effet ». Non pas en la limitant à des constats comme Kant, ni en la négativant comme Hume, mais en en percevant la notion de permanente et continuelle évolution.

    Tout n’est que cycle

    Celui ou celle qui est doué de patience peut l’observer, et même l’utiliser.

    Dans votre vie, si une porte se ferme, c’est parce qu’une ou deux autres se sont déjà ouvertes, prêtes à vous accueillir. Vous ne les voyez peut-être pas, mais nous vivons dans un monde de changement permanent et cyclique.

    SI vous avez un problème, attendez et observez la tendance du contexte. Voyez ou sentez comment le changement opère, sentez le mouvement. Ne faites pas appel qu’à votre raisonnement, mais surtout à vos sensations. Et vous verrez rapidement que vous êtes capables de vous positionner pour profiter de ce changement au lieu de toujours avoir la sensation de le subir.

    D’accord, ces notions sont subtiles et pas évidentes à mettre en pratique, surtout quand on a souvent eu la tendance à accepter de les prendre de plein fouet.

    Alors un exemple peut-être ?

    Imaginez ! Vous êtes sur la plage. Vous voulez mettre votre barque à l’eau et la mer est loin, c’est marée basse. Deux solutions s’offrent à vous.

    Soit vous poussez comme un malade, et c’est lourd une barque, surtout quand on arrive sur du sable mouillé et mou dans lequel l’embarcation s’enfonce. Elle est belle votre barque, elle est parfaitement hydrodynamique donc vous la propulserez facilement à coups de rames. Bien calfatée, sa coque est bien étanche et il n’y aura pas de voie d’eau. Elle est solide et elle résistera aux vagues. Elle est bien auto-videuse (l’eau qui y pénétrera par le dessus sera bien évacuée naturellement vers le fond et la mer) donc vous ne sombrerez pas. Oui, c’était un beau projet, et c’est d’ailleurs une belle réalisation, qui vous vient d’une idée d’un ami qui … etc etc.

    Mais là, vous êtes sur le sable, voire « dans » le sable. Plus vous poussez, plus vous vous épuisez. Comme vous êtes un(e) petit(e) malin(gne), vous avez étudié l’art de la guerre et vous vous dites « une troupe c'est comme une nouille, ça se tire, ça ne se pousse pas ». Alors vous passez de la poupe à la proue et vous tirez comme un malade, oui encore, et vous n’arrivez à rien non plus de cette façon là.
    Vous vous êtes bien battu(e), contre le sable sec, le sable mouillé, le poids de la barque, éventuellement le vent, le déséquilibre latéral de l’embarcation, mais force est de constater que vous n’êtes de taille ni contre la friction ni contre la pesanteur. Vous êtes juste "contre". Et vous pataugez dans la dualité. Deux forces qui s'opposent.

    Vous vous êtes épuisé(e), découragé(e) et vous avez perdu votre temps.

    Et si au lieu de "faire contre" vous "faisiez avec" ?

    A ce moment vous lâchez prise, vous ne pouvez plus rien faire.

    Alors arrive une alternative. Au lieu de vous gâcher votre belle promenade sur les flots, vous savez que le cycle des marées fait qu’après une marée basse, il y a un temps d’inertie qu’on appelle « l’étale » et qu’après l’étale de basse mer, le flot s’inverse et la marée commence à remonter vers la terre. Bientôt l’eau affleurera le bas de votre coque, puis la soulèvera et vous pourrez ramer tranquillement et faire votre balade. Ce serait "faire avec". "Un yin, un yang, c'est le Tao". "Simplement yin, simplement yang" (HuaiNanZi) Ne plus se battre mais utiliser le contexte en acceptant l’alternance. Le yin ne se bat pas contre le yang, ni l'inverse, mais ils s'engendrent l'un l'autre, bien qu'opposés en terme de polarités. (c'est d'ailleurs l'explication de tous les problèmes entre les hommes et les femmes, la guerre des sexes ...voir ici)

    Même si votre projet semble parfait, vous êtes tributaire du contexte en permanente évolution, c’est le changement, donc la vie.

    Si vous ne tenez pas compte de ce contexte, vous allez finir par renoncer. Si vous voulez forcer les choses sans tenir compte du « timing », vous prenez des risques. L’utilisation du contexte favorisera le succès de votre projet.

    Maintenant que la promenade est finie et que vous allez rentrer à la maison, c’est à nouveau marée basse. Allez-vous vous échouer maintenant, ou allez-vous attendre que la mer vous porte en remontant jusqu’à la digue ?

    Admettez simplement que votre « temps » doit s’adapter à celui de la Vie, … et non le contraire.

    Prenez soin de vous !

    A bientôt pour la suite.

    Au sujet du Tao 2

    Si on devait expliquer le Tao, on commencerait par quoi ?

    On commencerait par faire plaisir à LaoZi (LaoTseu, de son vrai nom LaoTan), en citant le TaoTöKing : « le Tao qu’on peut nommer n’est pas le Tao, celui qui parle du Tao n’en sait rien, celui qui sait n’en parle pas ». Mais bon voilà, nous sommes entre occidentaux qui avons parfois besoin de savoir et comprendre.

    Le TaoTéKing est le livre de la voie de l’efficace. Il n’est pas, comme couramment traduit par les non-praticiens du Tao, le livre de la voie et de la vertu.

    Il faut reprendre toutes les traductions au mot près : Tö ou Té, vertu, c’est l’essence même de la chose, son principe d’action, c’est à dire l’effet qu’elle produit, donc son efficacité. Ainsi, ce fameux livre est un guide pour être efficace. Tao (la voie) Te (efficace) King (traité, livre). Il explique comme obtenir un effet particulier. Il est composé de 81 chapitres allant chacun de quelques lignes et plusieurs paragraphes selon le thème abordé.

    Alors « ça en jette » de dire « moi j’ai lu le TaoTeKing ». Le souci est de comprendre ce qu’il y a derrière les mots, et c’est là que cela se corse si on n’a jamais pratiqué le TaoYin (et pas le qi gong).

    Il y a bien sûr d’autres ouvrages comme : le ZhuangZi (TchouangTseu), le Vrai Classique du Vide parfait de LieZi, le BaoPouZi, le HainanZi qui sont des classiques Taoistes. Il faut les lire, les relire, s’en imprégner, et les comprendre à partir de la pratique du TaoYin (entretenir la voie). A défaut au moins en partager la compréhension avec un enseignant de TaoYin expérimenté. Car dans ces livres, derrière chaque idéogramme chinois se cache un sens particulier qui, associé aux autres, révèle une ouverture de conscience qui libère l’esprit et par la suite le corps et l’être tout entier.

    Il n’y a là rien de mystique, c’est juste … efficace.

    Comme dit notre maître-enseignant (DaoShi), il faut donc commencer par s’impliquer (dans la pratique) pour commencer à sentir ce qu’on nous fait vire et ce qu’on nous explique pour pouvoir sentir à nouveau (re-sentir) et finalement appliquer dans la vie selon le contexte.

    Nous allons vous mâcher un peu le travail pour une simplification (mais sans réduction).

    Voilà ma manière d’aborder l’enseignement du Tao :

    1,2,3,4,5,6,7,8,9,10,11,12. Ça va jusque là ? … Je plaisante.

    1 : c’est le Tao, le Tao indifférencié, un espace sans limite où tout pré-existe déjà sans être manifesté, donc invisible, inaudible, impalpable, c’est-à-dire étranger (étrange) à nos sens humains.

    Si tout pré-existe, on ne peut se prévaloir, ni vous ni moi, d’être l’auteur de quelque chose, ni l’inventeur, encore moins le créateur. Nous ne pouvons à la limite que manifester dans le concret quelque chose obtenu de manière subtile voire inconsciente.

    Voilà déjà une explication à pourquoi les chinois ont-ils la copie dans le sang : parce qu’il n’y a jamais eu vol possible puisque tout vient du Tao. C’est par l’Esprit (Shen) que l’on peut se relier au Tao et éventuellement capter une bonne idée géniale et malheureusement déposer un brevet pour empêcher quelque autre génial découvreur de gagner des sous avec sans nous en donner un centime.

    Le Tao aurait donc un lien possible avec ce qu’on appelle en Occident le chaos primordial et l’inconscient collectif.

    Ensuite LaoTan nous dit « rien ne peut se faire sans le Tao. » Globalement, tout est imprégné du Tao. Les physiciens quantiques (comme Fritjof Capra) ont fait des relations entre le Tao et la physique, notamment entre la loi de cause à effet, la synchronicité, l’inconscient collectif et l’effet de masse critique. Je laisse ceux que ça intéresse chercher ces infos sur le web, il y a ce qu’il faut. Bref, tout se tient.

    Comprenez en pratique que « fabriquer une innovation », déposer un brevet, voire concéder une licence, et espérer que les chinois la respecte, c’est comme croire au père-noël.

    Revenons à nos rennes, je veux dire à nos moutons, le Tao, ça pourrait être le principe primordial qui soutient tout ce qui existe dans l’univers des univers, dans tout l’espace. C’est à dire de l’énergie pure. Et c’est là qu’arrive le gros mot, « Tchi », ou plus exactement « Qi » (et non pas Ki à la japonaise, car si les japonais ont bien repris toutes les théories chinoises à leur compte, ils n’en n’ont que très rarement compris toutes les subtilités. Je sens que je vais me faire des amis japonais sur ce coup-là!)

    Donc le Tao ça serait du Qi à l’état pur. C’est à dire ou à peu près de l’énergie avec une conscience douée d’intention.

    Sur le plan du vécu personnel, cela revient à sentir, ressentir et pressentir que tout n’est qu’un. Tout n’est qu’1. Un comme « unité originelle ». Tout ce que vous voyez, vivez, touchez, sentez puise sa source à la même origine que vous. Vous ne faites qu’un avec ces choses. Que vous en ayez conscience, c’est une autre paire de manches (qui sont profondes chez les chinois puisqu’on y mettait tout un tas de choses). Mais justement, cela explique bien le fait que la pratique est indissociable de cette compréhension, car c’est à force de pratiquer qu’on y parvient.

    Donc il n’y que des différence d’apparences à notre niveau de perception basique. Mais sentir cette unité avec tout ce qui vous entoure (y compris avec le crétin du coin) c’est s’extraire du contexte de dualité dans lequel le système social dans lequel nous vivons essaie de vous enfermer. Avec le sentiment d’unité disparaît la notion de surenchère compétitive, de combat contre les autres, de perte ou de manque de place, de richesse fictive.

    Sentir qu’enfant du Tao nous ne faisons qu’un avec l’ensemble de l’humanité extrait aussi de la notion d’agression potentielle perpétuelle.

    Bien sûr il ne s’agit pas d’aller provoquer un gros balaise en lui disant que vous êtes son frère ou sa sœur du Tao que vous allez l’embrasser sur le nez. Mais instinctivement vous prendrez inconsciemment les décisions anodines qui feront que votre chemin ne croisera pas le sien. Vous serez sur votre voie, votre Tao.

    Chez les anciens Taoïstes, les Célestes comme ils s’appelaient (car enfants du Ciel – enfants du Tao), on reliait l’Unité primordiale à TaiYi, l’étoile polaire, autrement dit la grande ourse pour nous, voire le chariot, la grande casserole, et justement l’image du « boisseau du nord », cette longue louche en bois qui servait à boire l’eau du puits.

    Voici une chose qui peut vous guider ces prochains temps : à chaque fois qu'une chose, un événement, une personne vous fera hérisser le poil, demandez-vous ce qu'il y a de commun entre cette chose et vous-même. Et si vous ne voyez pas, alors ouvrez les yeux (ceux du cœur et là vous verrez !)

    Tant qu'une chose extérieure à vous vous perturbe, c'est qu’elle vit aussi à l'intérieur de vous, cachée peut-être. Débusquez-là. Soyez vrai. Regardez au fond de vous-même avec sincérité, cela vous amènera à vous accepter tels que vous êtes, et non pas tel que vos parents vous ont voulu ou tel que vous croyez devoir être et paraître. Comprendre que nous sommes tous parfaitement imparfaits permet de sentir que tout est un et parfait. Si vous acceptez cela en vous, alors il n'y aura plus de parties distinctes en vous. Votre pensée, vos paroles et vos actions ne feront qu'un (encore l'unité) et vous serez un être authentique. L'unité et l'authenticité sont une et même chose. Si vous n'êtes pas vrai, vous vivez dans la duplicité et donc la dualité, alors la vie sera dure avec vous.

    Prenez soin de vous.

    A bientôt pour le troisième épisode !

    Au sujet du Tao 1

    Se sentir authentique, de plain-pied dans sa vie, être efficace dans ses actions comme dans son inaction, juste dans ses décisions, vivre détaché de la notion impérieuse de résultat et pourtant se réaliser au quotidien, voilà où peut mener la PRATIQUE du Tao.

    Les maîtres taoïstes auprès desquels nous avons reçu notre enseignement insistent sur ce fait : le Tao se pratique, s’expérimente et se vit dans et par le corps. Toute la théorie qui tourne autour ne fait que l’accompagner et le soutenir. Parfois elle peut l’expliquer. (Comprenez par là qu’un auteur écrivain ou journaliste n’a jamais pu et ne pourra jamais écrire quoique que ce soit de juste sur le Tao faute de l’avoir pratiqué au moins une bonne dizaine d’années de manière très assidue, afin de sentir, ressentir les effets de sa pratique)

    Cela signifie que la lecture mentale et la conceptualisation n’apporteront rien de bon si une pratique bien orientée et quotidienne n’est pas la motivation profonde. L’intellectualisation pourra au contraire apporter des effets négatifs.

    Après plus de 25 ans de pratique dont la dernière moitié à l’enseigner, il nous paraît opportun de faire une pause dans notre pratique pour en écrire quelque chose de simple et surtout de juste pour vous aider à en éclairer voire affiner votre vision.

    Taoïsme archaïque, taoïsme religieux, taoïsme moderne

    Les origines de la conception taoïste se perdent dans la nuit des temps en Chine au minimum à la préhistoire, c’est à dire avant la datation par les occidentaux de l’invention de l’écriture.

    Il faut donc se tourner vers les souches chamaniques pour estimer son origine à plusieurs milliers d’années (au minimum 6000 ans).

    Le plus vieil ouvrage du monde et celui dont l’ancienneté est contestée est le Y-King (ou I-jing) ou livre du changement. Présenté par certains auteurs modernes non pratiquants comme ouvrage de divination, il permet juste de mettre en corrélation la situation dans laquelle on se trouve et les opportunités de changement de ladite situation, son évolution possible selon les décisions que NOUS allons prendre, avec évidemment plusieurs options possibles. Donc pour la divination et l’oracle, c’est raté.

    Pourquoi aller vers le chamanisme pour expliquer la source du Tao ? Simplement parce que les chamans étaient dépositaires d’un juste bon sens : celui que l’être humain est sous l’influence naturelle de la Terre qui le porte, du Ciel qui l’entoure, du climat qu’il subit, et des innombrables êtres vivants qui cohabitent avec lui dans notre monde. (Dans certaines autres civilisations, les chamans sont appelés sorciers, homme-médecine, « celui qui parle aux esprits ».)
    Des choses que nos petites et grandes écoles ont pour habitude de galvauder, négliger et passer sous silence au profit exclusif de l’intellect, du pouvoir (sur qui ?) et de la soif de l’or (?)

    L'équilibre ou "invariable milieu"

    Confucius -Temple de Confucius à Jianshui (Yunnan-Chine)

    Confucius -Temple de Confucius à Jianshui (Yunnan-Chine)

    Pour autant il n’est pas nécessaire de renoncer aux plaisirs de la vie pour être et vivre heureux. Ce que le Tao enseigne c’est la recherche permanente d’équilibre, le Juste Milieu repris par Kong-Zi (Confucius en latin) c’est-à-dire l’absence d’excès. Là où ça se complique, c’est qu’il faille comprendre « absence d’excès en insuffisance ». Car il peut y avoir un excès en trop, ou un excès d’insuffisance. Calmez-vous, avec un exemple ça ira mieux :

    Quand vous avez trop de sauce dans votre assiette, c’est un excès que vous n’êtes pas obligé de consommer, ne trempez pas votre tartine et tout ira bien.
    A l’extrême, s’il y en a tellement que tout baigne, votre estomac et votre foie, si vous mangez ce qu'il y a dans votre assiette vont s'en repentir; c’est un excès en trop ; on dira un excès de « plein ».
    S’il n’y a pas assez de sauce, c’est une insuffisance de sauce, et c’est juste dommage. S’il n’y a pas de sauce du tout et que la nourriture est desséchée alors c’est immangeable et il s’agit d’un excès d’insuffisance, excès de vide.

    Donc pour trouver l’équilibre en toute chose, il faut éviter les excès.

    Pour les plaisirs, les désirs, les envies, c’est la même chose. Il ne s’agit pas d’y céder en totalité, ni d’y renoncer, mais de les canaliser et surtout de ne pas être dépendant de leur réalisation ou non réalisation.

    Du quantitatif au qualitatif : un pas à franchir

    Quand une société se coupe de la nature, les besoins naturels et vitaux de ses membres ne sont plus assouvis : manger et boire sainement, être en contact (physique) avec la vie minérale, végétale et animale (et donc aussi humaine), partager sans tension, ni rétention ni exclusivité avec les autres humains, avoir un sommeil récupérateur, respirer un air sain et vif, être exposé à la lumière du jour naturel.

    Apparemment notre société se rappelle uniquement des verbes infinitifs ci-dessus mais pas des qualificatifs qui les accompagnent. Nous sommes dans une société du quantitatif et non du qualitatif.

    La pratique du Tao ramène à tous ces indispensables vitaux. C’est pourquoi elle est aussi profitable à celles et ceux qu veulent se sortir de tout système de dépendances et reprendre la responsabilité de leur "bien-être", de leur "être-bien" et de leur "Être" tout simplement.

    La pratique est souvent basée sur l’utilisation d’images ou de symboles naturels qui revitalisent le corps, dynamisent et éclaircissent l’esprit. Par exemple, jouer au vent permet de vitaliser le foie, la vésicule biliaire, la confiance en soi, la dynamique d’action, la vue, renforce les muscles et assouplit les tendons, et affermit la capacité (rapidité, sagacité) à prendre des décisions. Et j’en passe.

    Le plaisir

    Les chinois ne disent pas faire du Tao, ni travailler le vent, ils disent jouer. Imaginez que comme eux, vous extrayez de votre tête la notion d’enjeu pour y substituer la notion de jeu. Ni perdant ni gagnant, juste du plaisir partagé. Tenez, ça par exemple, ça peut être un bon exercice pour vous. Dans les jours qui viennent, transformez chaque pensée d’enjeu en une pensée de jeu. Ne pensez plus « je risque de perdre quelque chose » mais plutôt, « ça peut être sympa, autant essayer ». Vous aurez déjà fait un plus grand pas vers le tao que nos contemporains assis qui écrivent des gros livres à son sujet et ceux qui les lisent.

    Une dérive

    Face aux déceptions, frustrations, évictions de notre monde de compétition, d’exclusion et d’obsolescence programmée (faites attention, vous aussi ne seriez-vous pas considéré un produit ?), il semble logique de chercher des compensations.

    Une de celles que les anciens chinois, tout comme de nombreux peuples, ont trouvée, c’est la religion. Ériger en dogme une association d’observations naturelles positives avec des superstitions générées par des dominants sur des faibles, a conduit à un ensemble de pratiques religieuses menant aux pires excès à des fins de pouvoir et mercantiles. L’histoire de la Chine est truffée de procès publics pour des groupes ainsi constitués se réclamant du taoïsme ou du bouddhisme. Le confucianisme s’étant toujours érigé comme le gardien de la Règle, il a été relativement épargné par ces règlements de comptes, considéré comme une doctrine (comme le taoïsme à l’origine) et non une religion.

    Les marchands du temple, en chine aussi !

    Aujourd’hui le Tao est pratiqué par peu de gens, même en Chine. Certaines pratiques comme le TaoYinTu (pratique de l’entretien de la voie) ou le TaoYinShenTi (pratique de l’entretien de la voie et de l’éveil de l’esprit) sont rares car elles nécessitent un temps d’apprentissage et d’expérimentation qui convient mal aux désirs frénétiques d’une populace « zapping ». La place a été prise par des marchands de sauce tao formés en deux ans voire en un mois pour certains, qui vous vendent du qigong créé entre il y a trois ans et la semaine dernière. Ils répètent le même inlassable enchaînement car ne connaissant que celui-là, le tout sous l’égide d’une ou plusieurs fédérations non officielles et non reconnues malgré leur publicité mensongère, ne cherchant que le record de nombre de licenciés pour obtenir LA subvention de l’état.

    Malheureusement, en Chine c’est exactement le même problème. Nous sommes allés rendre visite à nos deux maîtres chinois vivant chacun dans leur monastère en Avril 2016, et leur avis était le même.

    Jmi et Sophie avec maitre XiaoYao dans son monastère sur la montagne WeiBaoShan (Yunnan - Chine)

    Jmi et Sophie avec maitre XiaoYao dans son monastère sur la montagne WeiBaoShan (Yunnan - Chine)

    Il faut savoir qu’à l’origine il y a trois grands courants d’écoles taoïstes. Tout le reste n’est que supercherie. Le maître XiaoYao nous disait il y a peu du haut de sa montagne dans le Yunnan, qu’il avait reçu des élèves d’un prof réputé et connu aux Pays-Bas, venus le fréquenter pendant deux mois pour qu’il corrige leur pratique qui leur avait généré des troubles profonds de santé. Ainsi ce qui peut faire du bien peut faire du mal quand c’est mal dirigé. Ce serait les effets indésirables du médicament.

    Donc il faut choisir son enseignant en demandant auprès de qui il a appris, quel école ou quel style, et depuis combien de temps il pratique et enseigne, combien de temps ses élèves restent avec lui en moyenne (1 an fuyez, 5 ou 6 ans ou plus vous pouvez tester). Ensuite, oui testez, essayer. La pratique du Tao, c’est un accompagnement de Vie. La pratique doit être plaisante, le prof et le lieu aussi. Vous devez vous faire du bien, pas y aller à reculons, si vous avez vraiment envie de prendre soin de vous.

    Quand on découvre la pratique du Tao, on peut avoir envie de se jeter sur un livre et de l’avaler. Quand on a bénéficié des bienfaits du Tao, on a envie de convertir tout le monde.

    Gardons un peu de mesure. Oui il y a des tonnes de bouquins, plus ou moins bien faits par des gens plus ou moins bien intentionnés ni compétents. Alors comment faire un choix ? Et bien demandez à votre enseignant ce qu’il en pense. Personnellement, il y a les livres que je conseille parmi les classiques sous réserve de leur traduction ; et ceux dont je n’ai pas le temps de parler. Comprenne qui veut. En attendant, le Tao se moque bien du développement personnel puisque ça n'existe pas et que c'est impossible, autant qu'il se moque de la spiritualité pour la même raison. A savoir que tout ne fait qu'un. La spiritualité est inséparable de la matière et une des bases du Tao est "le grossier est la racine du subtil". Mais ne le répétez pas. Nous y reviendrons.

    Alors nous direz-vous, si la spiritualité n'existe pas et qu'on ne peut pas se développer personnellement, qu'est-ce qu'on peut bien faire ? La réponse est simple, être, juste être et simplement être. Et ne pas prôner comme ça se fait de plus en plus le bien-être, comme les conseillers en bien-être, les techniques de bien-être, car si elles existaient, et si ceux qui les vendent les pratiquaient, ils cesseraient aussitôt de faire pour ... simplement Être. (sourire) Et ne parlons même pas de "mieux être" car là on "toucherait le fond!"

    Suite au prochain épisode, mais ça va venir vite. Un tout petit peu de patience...
    (Ça c'était l'intro.)

    TaoDirigeant-Fédération Pionnières Paris

    pionnieres-bandeau

    La Fédération Pionnières, par l'intermédiaire de Hélène Cataix,  a invité TaoDirigeant pour un séminaire d'une demie journée dans les locaux de Paris Pionnières.

    Les ateliers "TaoDirigeant" sont toujours des ateliers pratiques avec des buts précis, où chaque exercice inclue la dimension corporelle (posture, mouvement, action), les dimensions sensationnelle et émotionnelle, et une partie explicative pour relier le tout avec le développement de l'entreprise (gestion des relations humaines, contextes difficiles, démarche commerciale). Comprendre comment on fonctionne pour être plus efficace dans ses actions, tel est le principe de TaoDirigeant.

    Le thème de la journée Spéciale Pionnières visait d'abord à sensibiliser les participantes à la notion de "pression subie", qui n'est en fait que relative et sur laquelle on peut jouer pour s'y soustraire puis l'utiliser pour son propre compte.

    Ensuite, même si cette pression peut être forte, y compris physiquement, voire extrêmement forte, la dirigeante d'entreprise a des ressources intrinsèques pour y résister sans se faire mal, sans s'y perdre, et sans abandonner une partie d'elle-même.

    Nous avons expérimenté comment se relier aux éléments naturels de base pour trouver des appuis intérieurs, à la fois pour soi et aussi pour mieux accompagner et "être en phase" avec nos partenaires de business (salariés, clients, fournisseurs) selon le contexte. C'est ce que TaoDirigeant appelle le développement de l'intelligence de circonstance.

    Nous avons constaté qu'un des points critiques de la vie d'une dirigeante d'entreprise est de ne pas perdre ses valeurs féminines en cours de route. Dans cette pratique, nous avons senti comment on peut se laisser envahir par le sentiment que ce que veut l'autre (dans la relation, dans le business) peut parfois prendre le dessus sur nos propres valeurs, et comment a contrario le principe outrancier d'efficacité peut nous amener au sentiment de regret sur une partie de notre façon de faire. L’exercice adapté a permis de sentir le début de cette auto-trahison pour l'endiguer et préserver votre façon d'être dans la façon de faire.

    Nous espérons qu'au cours de ce séminaire, Mesdames les pionnières, vous vous êtes senties plus sereines, plus puissantes, plus confiantes en vous-mêmes, et encore plus centrées sur vos valeurs.

    Merci pour votre belle et chaleureuse participation. Nous avons été ravi de partager ces moments avec vous, dans cette atmosphère tellement constructive et bienveillante qui anime toutes les actions Pionnières auxquelles nous avons participé. Merci. Vous allez pouvoir consulter les photos de ce séminaire sur la page galerie photos.