Stratégie … c’est quoi ?

Lorsqu'on parle de "stratégie", certains pense tout de suite "calcul, manipulation, intérêt, machination, complot, tirer les ficelles, planification, détermination, objectifs, ..." donc presque "malveillance".

Et si la stratégie, n'était que "le moyen le plus simple, le plus efficace et le moins inconfortable possible, pour aller d'un endroit à un autre en s'adaptant au contexte de la situation" ?

Autrement dit, vous avez

2 sortes de stratégie possibles :

1 : à l'occidentale (prince de Machiavel, Von Clausewitz, etc.) :

Machiavel

Clausewitz

"Je suis ici et veux aller là, le chemin le plus court est là, ce que je veux c'est ça, mes objectifs sont ceux-là, comment je fais pour y arriver coûte que coûte ? Il y a un début et une fin. Après la fin, soit tout est fini, soit il faut redéfinir un nouveau début. Mais entre fin et nouveau début, du temps est passé, le contexte a changé et mes idées sont déjà obsolètes. Donc il va falloir faire d'énormes efforts.

2 : à l'orientale, (ou même plutôt à la chinoise - SunZi, HanFei, Liu Han, Lao Tan,Tan Daoji)

SunZi

  • Je saisis une opportunité, tout apparaît "fluide",

  • dès que je rencontre un obstacle,
  • je prends compte du contexte et des parties prenantes,

  • Je modifie mon objectif pour m'adapter aux circonstances ainsi que mes orientations, et
    je tisse des liens, je conforte ma situation,

  • j'attends le bon moment sans pour autant laisser traîner ce qui doit être accompli de suite,
    tout en essayant de faire travailler le changement dans mon sens,
    c'est à dire d'utiliser le "potentiel de situation" pour qu'à terme il joue en ma faveur."
  • HanFeiZi

    Cet état d'esprit étant permanent, il ne demande que très peu d'effort et est toujours d'actualité. Sa difficulté pour un occidental : lutter contre son insatiable impatience, savoir attendre le temps nécessaire (mais pas plus) est le gage du succès.

    les détracteurs de cette ambivalence

    Charles Georges Gordon, fait "TiTou" Généralissime de l’Armée Impériale des 13 Bannières Mandchoues.

    Certains objecteront :"les occidentaux ont quand même infligé une volée aux Chinois pendant la guerre de l'opium en matant la "révolte des Boxers". Oui c'est vrai, mais c'était la première fois que cela se produisait. Mais savez-vous pourquoi ? Tout simplement, le général anglais Charles George Gordon, à la tête des Royal Engineers, qui a mené les opérations, a adopté les stratégies chinoises au lieu de répéter celles de l'empire britannique qui n'avaient mené à rien jusqu'alors contre les TaiPing.

    C'est depuis cette époque que les stratégies chinoises sont enseignées dans les grandes écoles militaires ... (et politiques  ? ).

    LA stratégie, (stratégie globale s'entend !) n'a donc absolument aucun sens.

    Dans cette optique, on ne peut plus "décider d'une stratégie globale", d'une "stratégie dans le temps, à moyen terme, encore moins à long terme", c'est totalement inadapté.

    Même au niveau de nos PME, il en va de même. Élaborer une "stratégie d'entreprise" ou le faire faire, est un bon moyen de dilapider son argent.

    La stratégie c'est un état permanent de veille visant à la meilleure adaptation nécessitant le moins d'effort possible.

    Il faut donc libérer l'esprit du chef d'entreprise pour qu'il redevienne "stratège permanent", et qu'il forme (ou fasse former) ses N-1 en ce sens pour qu'il le soutienne dans ses délégations.

    Voici une image pour finir de vous convaincre que cette approche est la meilleure et qu'elle est à votre portée :

    Imaginez que vous pilotiez un navire pour transporter une cargaison d'un point A à un point B.
    Hypothèse 1: Vous tracez votre route sur une carte en tirant une ligne droite ? pour aller le plus vite possible et vous partez tout de suite ?
    Hypothèse 2 : ou bien vous posez une (ou des) question ?Du genre... "est-ce un navire à voile ou à moteur ?" c'est en pleine mer ou il y a des obstacles ? à quelle saison sommes-nous ? quelles sont les directions des vents à cette époque de l'année dans cette contrée ? croise t-on la route d'autres bateaux ou pas ? a t-on une idée de la météo ? Combien est-on à pouvoir manœuvrer le bateau ?" etc.
    Et même avec cette ouverture d'esprit, vous n'arriverez jamais à maîtriser tous les imprévus,car "la carte n'est pas le terrain." Une fois parti, vous allez devoir caler votre conduite sur les événements qui adviennent.

    Vous voyez bien que cette logique de base, vous l’avez déjà. Mais les décisions d’entreprises sont-elles toujours prises en tenant compte de cette fameuse logique des "variables"? C'est à dire une permanente attention portée à tout changement contextuel qui amène à réévaluer constamment l'objectif et le mode opératoire ?
    Perte de temps ? Pas si sûr !

    Certes vous irez peut-être moins vite que voulu, (quoique ... ) MAIS ...

    vous arriverez à bon port,
    peut-être pas celui auquel vous aviez pensé en premier, mais vous n'en serez que plus satisfait par de bonnes surprises,
    Votre navire sera intact car vous aurez évité écueils, tempêtes, épidémies et ... mutineries,
    vous aurez fait de bonnes affaires,
    Tout votre équipage sera heureux de voguer avec vous, et sera prêt à repartir dès que le capitaine en donnera l'ordre,
    votre navire, votre équipage et vous-même ne vous userez pas.

    Ne souhaitez-vous pas la même chose à votre entreprise ?

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    Ce que vit un(e) TaoDirigeant(e)

    ... "le calme intérieur au milieu de l'agitation extérieure " ...

    Vous dirigez une grande entreprise,  une PME, une TPE, et vous voulez devenir un TaoDirigeant ou une TaoDirigeante ?

    ­­Alors imaginez que …

    • … vous êtes souple, tonique à souhait, relaxé(e) et disponible en quasi permanence, ouvert(e) d'esprit et vigilant(e) en même temps,
    • vous abordez la plupart des situations comme un jeu dont vous savez pouvoir trouver la solution avec fluidité,
    • vous percevez les tensions comme des facteurs d'évolution,
    • vous êtes naturellement motivé et la pression glisse sur vous comme l'eau sur les plumes d'un canard,
    • vous vous sentez à l'aise dans toutes les situations relationnelles (management, commerce, négociations des affaires, partenaires sociaux) avec le sentiment d'avoir toujours quelque chose à y gagner,
    • votre anticipation s'affine et vos choix stratégiques sont justes,
    • finalement vous constatez que vous avez une grande maîtrise sur votre existence et qu'en en faisant moins, vous êtes plus efficace et obtenez plus de satisfaction.

    ... Comment vous sentiriez-vous ?
    ... Comment votre entreprise se porterait-elle ?
    ... Et quelle " personne-ressource " seriez-vous pour vos collaborateurs,
    vos partenaires et vos proches ?

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    Et si on parlait du stress honnêtement ?

    Cet article a été rédigé par des experts du stress (avec plus de 30 ans de pratique professionnelle dans ce domaine).

    Parler du stress et de gestion.

    Quand on parle du stress, on ouvre la boite de Pandore. Tout est possible. Le seul fait de prononcer son nom, aussitôt les neurones s’activent et les idées fusent : … oui, le stress c’est synonyme de tension, pression, contraintes, difficultés, harcèlement, lutte, résistance, angoisse, burn-out, exigences, travail, maison, conjoint, deuil, échelle du stress, stress post-traumatique, le stress rend malade, résister au stress, anxiété, …

    Rien que d’y penser en l’écrivant, j’en ressens déjà les effets. Ma journée va être foutue, bonne à jeter ! Brrrr !
    Mais comment faire face ? Ou plutôt comment tourner le dos ? Non, si je tourne le dos, je prends tout sur mon dos, j’en ai déjà plein le dos. Il faudrait me vider le dos.

    A qui profite le stress ?

    Mais à défaut de vider mon dos, certains sont déjà prêts à me vider le porte-feuille. Car maintenant et ce depuis quelque temps fleurissent les agences du stress, les cliniques du stress (pourquoi pas, tant qu’on y est …) et autres pseudo-sauveurs, « marchands du temple » s’il en faut.
    Les structures "éclosent" partout afin de vous … « soulager ». Soit on pique directement dans votre porte-feuille, soit on se fait financer par un quelconque fonds européen. Français, dormez, tout va bien, on prend soin de vous !

    Globalement le stress, le vôtre, le mien, sert à nourrir une panoplie hétéroclite d’oiseaux nécrophages qui souhaite vous faire venir et revenir dans ses serres afin de vous délivrer, … de ce qui vous « pèse ». Leurs atours sont leurs insinuations : « Quel est votre niveau de stress? Quel est votre profil personnel de stress? Pas stressé ? Mais si cherchez bien ! 18 techniques pour surmonter le stress » etc. Et oui, "marketing’ment " parlant, si on affiche un chiffre avec « techniques » derrière, cela ne fait-il pas automatiquement plus sérieux ?

    La souffrance est nourrissante

    Il y a une chose fondamentale que vous devez comprendre : votre souffrance, votre mal-être peuvent nourrir beaucoup de gens. Dans la nature, on appelle ça des charognards, sauf que dans la nature, ils ont un rôle important d’élimination des déchets, et quand un charognard en a fini avec une carcasse, il passe à une autre. Alors que les « cliniciens du stress » souhaitent vous voir revenir, régulièrement pour que ça soit efficace. Mais efficace pour qui ?

    La déchetterie du stress

    Vous êtes devenus des usines à « déchets -stress ». Ils vont vous apprendre à mieux gérer votre stress. Avant vous pouviez avoir un petit peu de stress, maintenant vous allez pouvoir en avoir beaucoup. Car votre petite usine à déchets-stress va pouvoir mieux gérer, « plus » gérer donc gérer « plus » de stress qu’auparavant. On va pouvoir vous mettre plus la pression parce que vous êtes « plus » capables de la traiter et la supporter.Vous êtes devenus plus résistants. Vous êtes maintenant une grosse déchetterie à stress. (vous allez aussi pouvoir aller nourrir ceux qui vous diront que vous êtes un résilient ; encore un gros mot qui rapporte gros).
    Quel est l’intérêt pour VOUS dans tout ça ?

    Vous voulez sortir de ça ? Vous pensez que ce n’est pas possible ? qu’il y a trop de choses qui vous stressent ? Que vous n’êtes pas capables ? Vous allez abandonner la partie ? c’est inéluctable ?

    OK ! Vous voulez un coup de main ? Gratuit bien sûr ! Allez, voici un petit coup de pouce :

    Comment fonctionne la soustraction au stress ?

    Posez vous simplement cette question : qu’est-il plus important pour vous ? Mieux gérer votre stress ou alors « vous y soustraire complètement » pour ne plus jamais avoir à le gérer ?

    1er secret : le stress n’est pas une fatalité.

    Imaginez la situation suivante : vous marchez dans la rue. Vous voyez une automobile qui roule vers vous. Si vous ne faites rien, il est probable qu’elle va vous renverser. Si vous vous écartez, elle passera à côté de vous sans vous toucher.
    Remplacez alors dans cette image, la voiture par « une remarque désagréable, une injonction, une menace, un ordre insupportable, une opposition », ce que vous connaissez comme situation stressante pour vous. Mentalement, grimpez aussitôt sur le trottoir, et laissez la source de l’inconfort continuer sa route sur la chaussée. Vous n’avez rien vu, rien entendu, rien compris, car comme nous disons parfois à nos enfants comme un mantra « Ce qui ne me concerne pas, je ne l’entends pas ! »

    Ainsi vous laisserez pantois le stresseur autodidacte. Il n’y a rien de pire pour une personne stressante, intimidante, que de constater l’inefficacité de sa stratégie. Ce qui est valable pour une personne l’est aussi pour une organisation.
    Cela nous ramène au discours de Platon sur la « dialectique du maître et de l’esclave ». (Je ne suis esclave que parce que je me vois esclave. Si je m’ôte cela de la tête, le maître disparaît instantanément.)
    Si l’on pousse le raisonnement jusqu’au bout, on peut même envisager que la structure (organisation, état, entreprise, … ) veuille se débarrasser de moi. Et alors ? Que préférez-vous vraiment ? Sous-vivre ? Ou vivre ce que vous décidez de vivre ? Subir ou créer votre réalité ?

    Vous en avez assez de vous faire broyer la main par ce collègue qui serre la vôtre histoire de bien vous faire sentir sa toute puissance et le danger potentiel qu’il représente pour vous ? Regardez-le. Regardez-le bien ! Regardez-le tellement que votre regard passe à travers. Il devient presque transparent à vos yeux, au point de disparaître totalement. Extirpez de votre esprit les arguments de type « on ne peut pas faire ça, c’est quand même un collègue, je le vois tous les jours, ça va devenir invivable. » Oui ça va être invivable, … pour lui. Car quand on porte ses yeux et son regard sur une personne, on lui prête vie. Si on cesse de le faire, il a la sensation de disparaître. C’est lui le faible. Alors dans sa souffrance, il ira consulter un des nécrophages cités plus haut. Ou intelligemment, il viendra vous poser la question sur la raison de votre ignorance à son sujet et vous aurez la possibilité de la lui expliquer calmement, avec votre authenticité, sans tension ni rancœur. Et là, je vous le promets, vous risquez de vous faire un allié.

    2e secret : le stress ne vient pas de l’extérieur mais de l’intérieur.

    D’accord, cette sauce est un peu épaisse à avaler. Nous allons la diluer un peu. Imaginez la même situation que la précédente avec la voiture dans la rue. Si vous marchez déjà sur le trottoir, vous ne faites même plus attention aux autos qui circulent sur la chaussée, n’est-ce pas ? Elles ne vous inquiètent plus ! Faites la même chose avec les stresseurs.
    Si vous arrêtez d’imaginer que quelqu’un peut vous faire un « deuxième orifice éliminatoire », vous avez déjà gagné.
    Vous pensez que vous pouvez être esclave ? Alors vous attirez vos futurs maîtres. Vous pensez que vous êtes faible, vous attirez les dominateurs ; vous pensez que vous valez moins, vous attirez celui qui pense qu’il vaut plus. Attention, vous pensez que vous valez plus ? vous rentrez dans le jeu des prédateurs en en devenant un, et ce sera "au plus fort la pouque !" Donc vous deviendrez un stressé permanent. Re-attention, on essaie de vous faire croire que vous êtes plus fort, on essaie de vous faire endosser un rôle qui n'est pas le vôtre (tu es plus fort, aide-moi et fais à ma place), vous le gorille-esclave de votre faible maître. Plutôt que d'apprendre à gérer un stress illusoire, il vaudrait mieux apprendre à déjouer les pièges de la manipulation.

    Mais dans le meilleur des cas : programmez-vous ainsi : « je ne ressens pas le besoin qu’on me parle mal et fort ». Je ne ressens pas le besoin d’être impressionné par qui que ce soit. Je ne ressens pas le besoin d’avoir peur. Tout cela ne m’apporte rien de bon. Tout ce qui sera contraire à cela ne sera pas sur mon trottoir, mais sur la chaussée. Tout ce que vous verrez, entendrez : arrêtez enfin de penser que cela vous est adressé. Il vaut mieux passer pour un idiot qui ne comprend pas, plutôt que pour un mouton intelligent qu’on persuade d’aller lui-même à l’abattoir.

    Et dites-vous bien une chose : les stresseurs sont comme les chiens : ils sentent directement qui ils peuvent mordre : uniquement une cible qui n’a pas confiance en elle, qui doute de ses propres capacité à définir sa vie. Cela pourrait vouloir signifier que le bénéfice caché d’être stressable c’est de pouvoir prétendre perdre ses moyens ou ne pas donner le meilleur de soi-même parce qu’on est sous stress, et donc … irresponsable de ce qu’on fait, de ce qu’on vit.
    C’est peut-être dur à lire et à entendre, mais c’est une réalité.
    C’est donc une question de pouvoir. Pouvoir sur soi et non pas pouvoir sur l’autre. Être viré d’un poste pour en retrouver un meilleur est juste un cap à passer.
    Se soustraire au stress n’est qu’une disposition d’esprit dont nous sommes toutes et tous dotés.

    3ème secret : La soustraction au stress se cultive activement

    Vous mettez vraiment ce que vous voulez dans votre existence.
    Pratiquez la marche régulièrement, pas en regardant le sol, mais en regardant autour de vous, en cherchant du regard ce qu’il y a de beau, il y en a toujours. Même une banlieue bétonnée n’est pas exempte de sourires d’enfants, de jardinière en fleurs, de soleil, d’un nuage en forme rigolote, d’une vitrine humoristique, d’un tag sympa, d’une pub dérisoire, bref tout ce qui pourrait faire revenir le sourire sur vos lèvres et la légèreté dans votre cœur. La marche rapide doit être pratiquée au minimum 20 minutes par jour à l’extérieur et en pleine lumière du jour.
    Connectez-vous régulièrement à la nature, en direct (plantes, arbres, animaux, sensations climatiques (vent, chaleur des rayons solaires, pluie, rosée, froid )
    Nourrissez correctement vos 5 sens : pour le toucher, massez et/ou faites-vous masser ; pour la vue, connectez-vous au beau (comme écrit plus haut) ; pour l’odorat, allez près de plantes ou fleurs odoriférantes (pas les parfums synthétiques ; pour l’ouïe, écoutez le bruit de l’eau, de la musique harmonieuse sans paroles,. Pour le goût, vous connaissez déjà la chanson : bon, bien et beau, donc naturel, légumes et fruits exclusivement, (c'est tout ce dont votre corps a besoin, le reste n'est que poisons, le bio n'étant même plus bio puisqu'on trouve du bio (qui veut dire normalement "vivant") en grande surface et que la loi impose la ionisation (tuer ce qui est encore en vie) pour garantir la non-contamination et la conservation).
    Pratiquez une activité physique régulière et aussi souvent que possible : idéal le TaoYin, la natation (jamais de sport , car l'enjeu dépasse le jeu et donc vos capacités, donc dangereux)
    Couchez-vous en relation avec la saison : tôt en hiver et au printemps, tard en été et en automne.

    En résumé, soyez vrais, mais redevenez fluides. L'eau aura toujours raison de la falaise ! et si la faiblesse était la vraie force ?

    Conclusion sur le stress :

    Vous l'aurez compris, le stress, ça n'existe pas ! sinon dans votre capacité à l'imaginer. Il n'y a aucun besoin de le gérer si on ne le fabrique pas soi-même. Arrêtez de le fabriquer et vous n'alimenterez plus les vautours.
    Question subsidiaire : les vautours ne seraient-ils pas eux-mêmes des stresseurs ? Car sans stressés, ils disparaîtraient, non ? Alors à qui profite le crime ?

    Faites-nous part de vos commentaires, postez les ci-dessous ! ça nous interesse ! Nous vous répondrons sans stress.

     

    La guerre des sexes

    La lutte entre le féminin et le masculin dans notre société.

    Depuis maintenant des décennies, voire des siècles, nous pouvons avoir l'impression d'assister à une opposition féminin-masculin dans nombre de domaines. Il serait vain de vouloir les énoncer tous. Il peut être intéressant d'en comprendre les mécanismes à travers la notion yang-yin.

    Et voilà ! c'est lâché ! certains(es) se disent déjà que je vous ai balancé deux grosses énormités en une seule phrase.

    La première : yang-yin. Pourquoi pas "yin et yang" ou "yang et yin" ?

    Simplement ? parce que !
    Parce qu'on ne peut parler de l'un sans l'autre , ni inversement. Rien n'est totalement divisé. Rien n'est totalement yin, rien n'est totalement yang. Il y a toujours les deux en proportions "relatives". Ainsi la femme est plutôt yin, et l'homme plutôt yang. Donc l'homme n'est pas yang et la femme n'est pas yin.

    La deuxième : pourquoi yang-yin et pas yin-yang ?

    pourquoi le yang d'abord, l'homme, et la femme après (yin) ? Parce que !

    Parce que le ciel, Yang, naît d'abord et bien avant la Terre, Yin. Il est dit dans les classiques : "la vigueur du Ciel descend et frappe la Terre, qui dans sa "douceur malléable, s'écarte pour l'accueillir en son sein. De leur union naissent les deux souffles (incarnés) yang-yin qui en s'unissant génèrent les innombrables espèces". (les 10000 êtres). Donc yang d'abord et yin ensuite. Du non-manifesté (yang) vers le plus tangible (yin). On parle de souffles, autrement dit d'énergies, de Qi, donc de mouvements, pas de femme ni d'homme.
    Revenons à nos moutons !

    Opposition des sexes

    Pensez à tous ces clivages, ces interdictions sexistes (dans un sens comme dans l'autre), ces excitations, ces exhortations, ces manigances, ces manipulations, ces tentatives vaines de prises de pouvoir, qui sont délétères pour nos couples, nos familles, nos relations, nos sociétés, sur la base de cette opposition de sexe.

    Nous en arrivons à déplorer la"montée" du sexe pour le sexe. (sexualité s'entend)
    Peut-être qu'il n'y a plus que là où l'union soit possible dans certains cas ?
    Quelques secondes de plaisir au milieu d'une tourmente quasi continuelle.

    Comment cette lutte des sexes peut-elle prendre racine ?

    Jusqu'au faut-il remonter pour saisir une bribe de racine de cette lutte pour le pouvoir, la suprématie d'un des genres de l'être humain ?

    Posons-nous la question : "Quel est un des plus grands pouvoirs sinon celui de donner la vie ? transmettre la vie ?  ... de manifester la vie ? le pouvoir créateur ou "procréateur" ? Dans notre civilisation judéo-chrétienne, seul Dieu donne la Vie.

    Mais voilà, JJ Goldmann est passé par là, et "elle a fait un bébé toute seule". La femme peut maintenant se passer de l'homme pour donner la vie. Encore un coup bas dans la puissance de l'homme. Ouille !

    Les frustrations

    A l'origine, à l'état naturel des choses, seule l'union d'une femme et d'un homme, à un instant précis (la période d'ovulation de la femme), peut donner lieu à un processus de procréation. La femme a ses périodes. Plutôt yin, elle est liée au temps. L'homme lui en a aussi, ... mais tout le temps ! Plutôt yang, il est lié à l'action. D'où ces frustrations possibles de part et d'autres, liées à la difficulté de se rencontrer. Avec à la fin des rancœurs, des rancunes, des vengeances, des prises de distances, des recherches de solutions alternatives (adultère, polygamie, fuite, désengagement plus ou moins total, renoncement, abnégation, résignation, etc.)
    Les anciennes générations disaient "l'homme propose, la femme dispose !"  Donc l'homme peut se sentir à la merci de la femme. Bien qu'avant, à la période féodale, on disait "ce que le Roi veut, Dieu le veut !" Donc la femme pouvait se sentir à la merci de l'homme. Les choses ont elles changé, évolué ? C'est selon la vision de chacun(e).

    Bref, sans les éprouvettes, le consensus restait de mise. L'homme et la femme devaient se mettre d'accord. (dans le meilleur des cas ...) mais maintenant ... aïe !

    Dominé ou être dominé ?

    A l'époque où nous vivons, il est moins "tendance" d'être masculin dominant. Le politiquement correct, la demande des "mouvements féministes" représentatifs, la grande mode du pseudo "développement personnel", la banalisation de la psychologie de comptoir, entre autres, en sont majoritairement responsables, sans parler des volontés gouvernementales de prôner la parité. En tous cas, tout homme qui se fait prendre a de grandes chances de se voir puni sinon fustigé. "Pauvre mâle dominant dominé !" Ouin !

    Comment séduire ?

    Dans ces considérations de progrès, l'homme s'est parfois "dé-brut-alisé", un peu dégrossi voire affiné sinon raffiné. Parfois trop. Ces dames voulaient se faire respecter et être égales dans le pouvoir de décision (au quotidien), pas que l'homme bascule dans la féminité. Le mâle viril aurait-il chuté de son piédestal et ne ferait-il plus fantasmer ?

    Étant amenés à voyager régulièrement dans le cadre professionnel, nous avons rencontré dans différents pays, des comportements très différents dans la relation mixte.

    En Norvège par exemple, lors d'une formation, les femmes se sont plaintes que les hommes ne prennent plus l'initiative, ce sont elles qui l'assument. Elles ont dit "les Norvégiens ont des petites boules". Ils se laissent "driver" par leur copine ou épouse et sortent entre hommes pour être peinards, et les filles vont ensemble de leur côté". Quelle rencontre !

    En Chine, hors des grandes villes, nous avons pu voir la femme vraiment et totalement égale de l'homme. Tous les métiers lui sont ouverts. Mais avec les mêmes exigences que pour les hommes. Les 2 genres se taquinent mutuellement, chahutent gaiement, et surtout se respectent. Les femmes répondent sur le même ton que l'homme, tant verbalement que physiquement. Qui s'y frotte s'y pique !
    Dans les villes, dans le milieu des affaires, elles sont agressives, conquérantes, et ont la possibilité de manifester leur "yang" de la même manière qu'un occidental le ferait. Elles savent ce qu'elles attendent d'un homme au quotidien et savent parfaitement l'exprimer. C'est clair, net et carré.
    Revenons à nos moutons.

    Action réaction

    Après ces pertes successives de pouvoir dans la relation, comment pourrait-on voir réagir notre homme intérieur, sinon "homme d'intérieur" ?

    Nous avons vu qu'il peut ressentir de la perte de pouvoir de création, de pouvoir de séduction, de pouvoir d'action, alors comment pourrait-il inverser la tendance, tout au moins rééquilibrer les choses ?

    Au plus haut niveau, la politique. La majeure partie des lois qui sont votées le sont par des hommes dans leur état d'esprit. La politique a longtemps évincé (et continue d'évincer) et discrédité le féminin au pouvoir.

    Au niveau scientifique, les femmes sont très peu reconnues et valorisées. Il est rare de trouver des maîtres de recherche "femmes".

    Dans les affaires, dans le milieu professionnel, avec le fameux "plafond de verre", on limite la progression sociale et professionnelle des femmes. "Si on arrivait à les dégoûter du boulot, elle retourneraient à leurs casseroles" a t-on pu entendre. Les grosses boites sont généralement dirigées par des hommes.

    Mais là où l'homme a resserré la corde autour du cou de la femme, c'est dans le contrôle de la naissance. Le pouvoir politique, législatif, associé au pouvoir scientifique a réussi à faire croire les deux choses les plus importantes pour les dominer :

    1. Elles seraient incapables de gérer leur grossesse seules et encore moins leur accouchement. Elles ont donc obligation de venir accoucher en clinique sous la présence l'absence d'un obstétricien. Or, la naissance dans la majeure partie du globe est confiée aux femmes elles-mêmes car leur corps lié à la Terre, sent, ressent instinctivement ce qu'il faut faire au moment où le faire. L'OMS (organisation Mondiale de la Santé) a d'ailleurs publié un rapport sur le fait que 93% des accidents autour de la natalité étaient dus aux "effets iatrogènes" du milieu hospitalier. Le tour de force est qu'en milieu hospitalier justement, sous les ordres du médecin accoucheur, on trouve essentiellement des ... femmes ... qui participent en complicité à l'élimination de leur pouvoir créateur.
    2. Pour des raisons d'abord financièrement juteuses, on a réussi à faire croire aux femmes que leur lait maternel était insuffisant ou inadéquat pour leur enfant, et qu'il faut lui administrer un résidu lacté passé par les limbes d'usines inhumaines et surtout bien stériles (dans tous les sens du terme). Ce qui est faux puisqu'un autre récent rapport de l'OMS préconise l'allaitement maternel, avec même des accompagnements proposés par des ONG internationales.

    Imaginez ! vous êtes une femme. Vous en êtes amenée à penser que votre capacité à donner la vie est un danger pour votre progéniture et que vous êtes incapable de le nourrir tel que la Nature, la Vie l'a prévu, organisé, défini. (comment les femmes ont-elles fait pour arriver à donner naissance à tant d'enfants dans le monde depuis autant de siècles auparavant et à les nourrir ?)

    Comment dans ce cas, en étant une femme, pourrait-on avoir confiance en soi ?
    Après s'être vue de manière religieusement superstitieuse taxée de ne pas avoir d'âme, d'être inférieure à l'homme, accusée de sorcellerie (rappelez-vous l'inquisition, le plus souvent l'homme est envoûté par une sorcière, rarement l'inverse), privée de droit fondamentaux, privée du droit de travailler sans accord écrit de son mari, privée de compte en banque dans les mêmes conditions, privée du droit de vote jusqu'à récemment, comment peut-on imaginer voir un être vivant accepter et se résigner à ce point, sans fomenter une action de révolte dirigée contre la gente masculine, voire utiliser les mêmes stratégies guerrières ?

    Quête du pouvoir avec refus d'alternance

    Si chacun reste campé sur ses positions, la guerre est vite déclarée, tout au moins une fin de non-recevoir. Ce que femme veut, l'homme lui refuse. Ce que l'homme veut, la femme lui refusera. Qui sera le/la plus intelligent(e) pour céder un pouce de terrain, sans céder aux extrêmes ?

    Quelle solution à la guerre des sexes ?

    Revenons-en au Tao et à l'alternance yang/yin. Pourquoi le yin croit ? Le yin ne croit que parce que le yin fait d'abord la place au yang. Celui-ci a tout le loisir de s'expanser au maximum. A son apogée, il ne peut que laisser la place au yin pour que ce dernier s'expanse à son tour.Et ainsi de suite. Ainsi il n'y a pas de lutte entre les 2 forces naturelles, elles se succèdent mutuellement. En médecine énergétique chinoise, on dit que quand il y a lutte entre le yin et le yang, le corps est malade. Que s'il arrive qu'ils se séparent, c'est la mort qui survient. Et si chacun acceptait de laisser la place à l'autre tout en incluant l'autre systématiquement ?

    Au niveau de la naissance, les femmes peuvent-elles inclure systématiquement leur compagnon, lui dire qu'elle ont confiance en lui pour les accompagner ?

    Peut-on laisser les femmes accoucher où elles le souhaitent, quand elles le souhaitent, avec qui elles le souhaitent, et surtout dans la position qui leur convient ?

    Les laisser alimenter leur enfant comme elle le sentent ?

    En privé, si une femmes trouve son "mec" trop féminisé, "plus assez couillu", pourrait-elle lui laisser le temps de découvrir cette expérience de la féminité, le temps de trouver un juste équilibre, sans sanctionner trop vite ?

    En politique, pourrait-on écouter les vraies femmes (pas celles qui agissent comme le pire des hommes) nous dirent comment elles voient le monde et comment elles pensent l'améliorer ?

    Dans les affaires, ne pourrait-on pas cultiver l'art du Bon Business réciproque qui prend soin de chacune des parties, sans l'aspect prédateur masculin, grâce à la présence des femmes à un niveau  de décision et d'influence égal à celui de l'homme ?

    Si chaque sexe avait enfin confiance en l'autre, il arriverait à avoir confiance en lui-même et en la vie.

    Si au lieu d'exploiter les faiblesses de l'autre, on le soutenait,est-ce que la peur et l'angoisse ne disparaîtraient pas de la vie ?

    Et si nous construisions un monde non pas basé sur la compétition et l'affrontement mais sur la coopération ? non pas sur l'affaiblissement de l'autre mais plutôt sur la synergie ?

    Rappelons-nous la théorie des espèces : ce ne sont pas les plus forts ni les plus intelligents qui survivent, mais ceux qui s'adaptent le mieux.

    Nous pouvons penser que s'adapter c'est coopérer. Il n'y a rien à attendre des grands groupes, ni des pouvoirs politiques. C'est à nous, à vous, dans le quotidien de penser à se mettre en retrait, faire la place à l'autre, l'écouter, et parfois lâcher-prise de nos peurs, et oser l'impensable : laisser faire l'autre à sa manière et voir où ça va.

    C'est là que nous pouvons changer le monde, en balayant devant notre porte.

    Merci de votre lecture et bonne journée.