L’être humain entre Ciel et Terre

Même si cela vous paraît bizarre d'aborder ce sujet alors que notre propos est de vous aider dans vos affaires, laissez juste votre esprit s'ouvrir à ce qui suit.

L'influence du terrain

Si vous avez déjà observé votre position corporelle, vous aurez sûrement remarqué que vos pieds sont posés sur quelque chose d'assez vaste, sphérique bien que relativement plat d'apparence, mouvant, à relief et consistance variés et variables selon la période pendant laquelle on l'observe. Ce support, c'est bien sûr la Terre.

L'influence du climat

Vous aurez sûrement remarqué aussi qu'autour de vous et de la Terre et "légèrement" au-dessus, un espace non défini a été nommé atmosphère. Dans cet espace, il se passe des tas d'événements liés aux climats qui ont une influence constante sur la Terre sur laquelle nous sommes posés. Et nous les humains, vivons en permanence sous l'influence constante de ces climats. La vie entière de tout ce qui vit sur notre planète est sujet à cette influence. Il n'est pas question maintenant de refaire l'apologie de l'écologie telle que nous la concevons généralement, mais de réaliser combien nous sommes au cœur de ces processus de changements perpétuels, et que nous ne pourrions nous y soustraire.

En constante adaptation même inconsciente

Or combien avez-vous rencontré de personnes qu gèrent leur existence (vie personnelle et vie professionnelle) en fonction de ces changements. C'est comme si, dès qu'on commence à parler de business, on s'extirpait du contexte général pour s'infiltrer dans une bulle inaccessible à ces influences. Même si parfois les apparences sont trompeuses en nous laissant croire le contraire, nous agissons quotidiennement sous l'influence de ce contexte général, même au cœur de nos affaires.

Combien de projets ont périclité, combien de relations n'ont pu se faire ou ont pu se rompre, combien d'énergies ont été gâchées par le simple fait de ne pas tenir compte du contexte ?

Posez-vous la question suivante : êtes-vous capable d'affirmer que votre comportement, votre état d'âme, votre disponibilité, votre dynamisme sont absolument imperturbables quelque soit la saison, le climat, le moment de la journée ? Et si vous êtes influençable à ce point, comment pourrait-il en être autrement de votre futur partenaire en affaires, clients, prospect, ou fournisseurs ? Comment en tenez-vous compte jusqu'à maintenant ?

Vous pouvez apprendre à utiliser le contexte

Alors faut-il devenir météorologue averti ou expert en sciences de la terre pour faire de meilleures affaires et être plus heureux ? Non bien sûr ! Mais en savoir un peu sur ce que ces manifestations naturelles vont avoir comme influences sur le comportement humain oui ! C'est un minimum de stratégie que le dirigeant pourrait utiliser sans peine.

Comment en tirer parti pour faire de meilleures affaires, plus durables ? C'est cela qui nous intéresse et qui va nous relier à vous pendant nos ateliers TaoDirigeant©.

Au sujet du Tao 3

Et voilà le troisième volet qui s’appelle 2 de notre saga sur le Tao.

Après l’unité et l’authenticité, voici le 2 de la dualité. A partir du Tao non manifesté et donc sans mouvement, vient l’origine du mouvement, à savoir la mise en place de deux forces qui vont pouvoir se générer l’une l’autre.

C’est la base de compréhension du « changement ». Deux forces, l’une dirigée du bas vers le haut et du centre vers la périphérie dite « yang », l’autre dirigée du haut vers le bas et de la périphérie vers le centre dite « yin ».

Ainsi tel qu’il est écrit dans les classiques, « les énergies claires et légères montent et se dispersent formant le Ciel, c’est le yang ; les énergies lourdes et obscures descendent et se concentrent formant la terre, c’est le Yin ».

Donc point d’état ni de photo, mais plutôt des mouvements et des vidéos. Une photo est statique c’est comme déjà mort, ce qu’on voit dans une vidéo est en mouvement, c’est la vie.

L’une de ces deux forces, Yang, tempérée par l’autre, Yin, va croître jusqu’à son maximum, son extrême, jusqu’à se disperser, laissant place à son opposé, Yin force de concentration qui croissant à son maximum de concentration, tellement concentrée qu’elle en devient invisible puis disparaît. Elle laisse à son tour la possibilité au Yang de renaître et croître jusqu’à nouvelle dispersion, et ainsi de suite. Croissance et déclin, c’est la base de tout mouvement, y compris la vie. C’est donc aussi une force de régénération perpétuelle qui transforme l’aspect des choses et des êtres, tout en maintenant un certain équilibre.

Le changement inévitable est le moteur de la vie

La stabilité donc le ralentissement peut conduire à l’arrêt et à la mort.

Alors premier constat pour nous, petits humains : pourquoi résister au changement ? (puisque c’est résister à la vie) pourquoi rechercher la stabilité ? (puisque c’est trouver la mort).

C’est pourquoi, des mots comme « devoir, falloir, stable, stop, définitif, juger, discerner, arrêter, contrainte, engager, enjeux, fixer, gagner, réussir, perdre, … » sont à utiliser et à « penser » avec précaution puisque ce sont termes morbides.(ils contiennent la notion de fin de quelque chose)

Au contraire, immanence, impermanence, relativité, temporalité, changement, mouvement, jeu, essayer, tenter, oser, aller, sont des concepts de vie.

Mais tout ce jeu a sa propre limite. Une vie trop agitée est comme une chandelle brûlant par les deux bouts. Trop inanimée elle n’éclaire rien et finit aussi par s’éteindre. Point trop n’en faut ! La juste mesure ! En toutes choses. Donc l’un en va pas sans l’autre.

Si l’une des forces « pousse au derrière de l’autre » et réciproquement, les deux sont bien indissociables. Vouloir les séparer reviendrait à vouloir séparer les côtés pile et face d’une même pièce, ou même l’avers et le revers de la main, ou les 2 côtés d’une montagne. En effet, l’adret de la montagne est considéré comme plutôt yang et l’ubac comme plutôt yin, mais la montagne est indissociable. Même si on arrivait à la séparer par moitié, on obtiendrait 2 montagnes plus petites avec chacune un adret et un ubac.

Yin et yang sont donc inséparables et leur alternance inévitable.

Concrètement, la prochaine fois que vous avez l’impression que le sens d’un événement vous échappe, commencez par prendre le temps de ralentir. Vous savez déjà que chaque chose est à sa place, et que tout n’est qu’alternance et équilibre.
Regardez cet événement avec du recul, prenez de la distance. Essayez d’en déterminer le point de départ. Qu’elle en est l’origine, la cause profonde, en fait, sa racine. Vous vous apercevrez peut-être qu’il n’a pu naître spontanément mais qu’il a été engendré par un contexte favorable antérieur.

Ensuite estimez les tenants et aboutissants de ce contexte, et voyez l’évidence de l’arrivée de l’événement en question.

Sentez depuis son début, comment il a évolué, autrement dit « la tournure des événements » au sein de l’événement. Vous y êtes ? Là vous pouvez déjà commencer à deviner la suite de cette événement. Et peut-être même ce qu’il va générer lui-même comme situation ultérieur, ce qu’il va provoquer, ainsi que les événements qui vont en découler.

Loin de devenir des devins, nous abordons la notion de causalité, de la loi de « cause à effet ». Non pas en la limitant à des constats comme Kant, ni en la négativant comme Hume, mais en en percevant la notion de permanente et continuelle évolution.

Tout n’est que cycle

Celui ou celle qui est doué de patience peut l’observer, et même l’utiliser.

Dans votre vie, si une porte se ferme, c’est parce qu’une ou deux autres se sont déjà ouvertes, prêtes à vous accueillir. Vous ne les voyez peut-être pas, mais nous vivons dans un monde de changement permanent et cyclique.

SI vous avez un problème, attendez et observez la tendance du contexte. Voyez ou sentez comment le changement opère, sentez le mouvement. Ne faites pas appel qu’à votre raisonnement, mais surtout à vos sensations. Et vous verrez rapidement que vous êtes capables de vous positionner pour profiter de ce changement au lieu de toujours avoir la sensation de le subir.

D’accord, ces notions sont subtiles et pas évidentes à mettre en pratique, surtout quand on a souvent eu la tendance à accepter de les prendre de plein fouet.

Alors un exemple peut-être ?

Imaginez ! Vous êtes sur la plage. Vous voulez mettre votre barque à l’eau et la mer est loin, c’est marée basse. Deux solutions s’offrent à vous.

Soit vous poussez comme un malade, et c’est lourd une barque, surtout quand on arrive sur du sable mouillé et mou dans lequel l’embarcation s’enfonce. Elle est belle votre barque, elle est parfaitement hydrodynamique donc vous la propulserez facilement à coups de rames. Bien calfatée, sa coque est bien étanche et il n’y aura pas de voie d’eau. Elle est solide et elle résistera aux vagues. Elle est bien auto-videuse (l’eau qui y pénétrera par le dessus sera bien évacuée naturellement vers le fond et la mer) donc vous ne sombrerez pas. Oui, c’était un beau projet, et c’est d’ailleurs une belle réalisation, qui vous vient d’une idée d’un ami qui … etc etc.

Mais là, vous êtes sur le sable, voire « dans » le sable. Plus vous poussez, plus vous vous épuisez. Comme vous êtes un(e) petit(e) malin(gne), vous avez étudié l’art de la guerre et vous vous dites « une troupe c'est comme une nouille, ça se tire, ça ne se pousse pas ». Alors vous passez de la poupe à la proue et vous tirez comme un malade, oui encore, et vous n’arrivez à rien non plus de cette façon là.
Vous vous êtes bien battu(e), contre le sable sec, le sable mouillé, le poids de la barque, éventuellement le vent, le déséquilibre latéral de l’embarcation, mais force est de constater que vous n’êtes de taille ni contre la friction ni contre la pesanteur. Vous êtes juste "contre". Et vous pataugez dans la dualité. Deux forces qui s'opposent.

Vous vous êtes épuisé(e), découragé(e) et vous avez perdu votre temps.

Et si au lieu de "faire contre" vous "faisiez avec" ?

A ce moment vous lâchez prise, vous ne pouvez plus rien faire.

Alors arrive une alternative. Au lieu de vous gâcher votre belle promenade sur les flots, vous savez que le cycle des marées fait qu’après une marée basse, il y a un temps d’inertie qu’on appelle « l’étale » et qu’après l’étale de basse mer, le flot s’inverse et la marée commence à remonter vers la terre. Bientôt l’eau affleurera le bas de votre coque, puis la soulèvera et vous pourrez ramer tranquillement et faire votre balade. Ce serait "faire avec". "Un yin, un yang, c'est le Tao". "Simplement yin, simplement yang" (HuaiNanZi) Ne plus se battre mais utiliser le contexte en acceptant l’alternance. Le yin ne se bat pas contre le yang, ni l'inverse, mais ils s'engendrent l'un l'autre, bien qu'opposés en terme de polarités. (c'est d'ailleurs l'explication de tous les problèmes entre les hommes et les femmes, la guerre des sexes ...voir ici)

Même si votre projet semble parfait, vous êtes tributaire du contexte en permanente évolution, c’est le changement, donc la vie.

Si vous ne tenez pas compte de ce contexte, vous allez finir par renoncer. Si vous voulez forcer les choses sans tenir compte du « timing », vous prenez des risques. L’utilisation du contexte favorisera le succès de votre projet.

Maintenant que la promenade est finie et que vous allez rentrer à la maison, c’est à nouveau marée basse. Allez-vous vous échouer maintenant, ou allez-vous attendre que la mer vous porte en remontant jusqu’à la digue ?

Admettez simplement que votre « temps » doit s’adapter à celui de la Vie, … et non le contraire.

Prenez soin de vous !

A bientôt pour la suite.

Au sujet du Tao 2

Si on devait expliquer le Tao, on commencerait par quoi ?

On commencerait par faire plaisir à LaoZi (LaoTseu, de son vrai nom LaoTan), en citant le TaoTöKing : « le Tao qu’on peut nommer n’est pas le Tao, celui qui parle du Tao n’en sait rien, celui qui sait n’en parle pas ». Mais bon voilà, nous sommes entre occidentaux qui avons parfois besoin de savoir et comprendre.

Le TaoTéKing est le livre de la voie de l’efficace. Il n’est pas, comme couramment traduit par les non-praticiens du Tao, le livre de la voie et de la vertu.

Il faut reprendre toutes les traductions au mot près : Tö ou Té, vertu, c’est l’essence même de la chose, son principe d’action, c’est à dire l’effet qu’elle produit, donc son efficacité. Ainsi, ce fameux livre est un guide pour être efficace. Tao (la voie) Te (efficace) King (traité, livre). Il explique comme obtenir un effet particulier. Il est composé de 81 chapitres allant chacun de quelques lignes et plusieurs paragraphes selon le thème abordé.

Alors « ça en jette » de dire « moi j’ai lu le TaoTeKing ». Le souci est de comprendre ce qu’il y a derrière les mots, et c’est là que cela se corse si on n’a jamais pratiqué le TaoYin (et pas le qi gong).

Il y a bien sûr d’autres ouvrages comme : le ZhuangZi (TchouangTseu), le Vrai Classique du Vide parfait de LieZi, le BaoPouZi, le HainanZi qui sont des classiques Taoistes. Il faut les lire, les relire, s’en imprégner, et les comprendre à partir de la pratique du TaoYin (entretenir la voie). A défaut au moins en partager la compréhension avec un enseignant de TaoYin expérimenté. Car dans ces livres, derrière chaque idéogramme chinois se cache un sens particulier qui, associé aux autres, révèle une ouverture de conscience qui libère l’esprit et par la suite le corps et l’être tout entier.

Il n’y a là rien de mystique, c’est juste … efficace.

Comme dit notre maître-enseignant (DaoShi), il faut donc commencer par s’impliquer (dans la pratique) pour commencer à sentir ce qu’on nous fait vire et ce qu’on nous explique pour pouvoir sentir à nouveau (re-sentir) et finalement appliquer dans la vie selon le contexte.

Nous allons vous mâcher un peu le travail pour une simplification (mais sans réduction).

Voilà ma manière d’aborder l’enseignement du Tao :

1,2,3,4,5,6,7,8,9,10,11,12. Ça va jusque là ? … Je plaisante.

1 : c’est le Tao, le Tao indifférencié, un espace sans limite où tout pré-existe déjà sans être manifesté, donc invisible, inaudible, impalpable, c’est-à-dire étranger (étrange) à nos sens humains.

Si tout pré-existe, on ne peut se prévaloir, ni vous ni moi, d’être l’auteur de quelque chose, ni l’inventeur, encore moins le créateur. Nous ne pouvons à la limite que manifester dans le concret quelque chose obtenu de manière subtile voire inconsciente.

Voilà déjà une explication à pourquoi les chinois ont-ils la copie dans le sang : parce qu’il n’y a jamais eu vol possible puisque tout vient du Tao. C’est par l’Esprit (Shen) que l’on peut se relier au Tao et éventuellement capter une bonne idée géniale et malheureusement déposer un brevet pour empêcher quelque autre génial découvreur de gagner des sous avec sans nous en donner un centime.

Le Tao aurait donc un lien possible avec ce qu’on appelle en Occident le chaos primordial et l’inconscient collectif.

Ensuite LaoTan nous dit « rien ne peut se faire sans le Tao. » Globalement, tout est imprégné du Tao. Les physiciens quantiques (comme Fritjof Capra) ont fait des relations entre le Tao et la physique, notamment entre la loi de cause à effet, la synchronicité, l’inconscient collectif et l’effet de masse critique. Je laisse ceux que ça intéresse chercher ces infos sur le web, il y a ce qu’il faut. Bref, tout se tient.

Comprenez en pratique que « fabriquer une innovation », déposer un brevet, voire concéder une licence, et espérer que les chinois la respecte, c’est comme croire au père-noël.

Revenons à nos rennes, je veux dire à nos moutons, le Tao, ça pourrait être le principe primordial qui soutient tout ce qui existe dans l’univers des univers, dans tout l’espace. C’est à dire de l’énergie pure. Et c’est là qu’arrive le gros mot, « Tchi », ou plus exactement « Qi » (et non pas Ki à la japonaise, car si les japonais ont bien repris toutes les théories chinoises à leur compte, ils n’en n’ont que très rarement compris toutes les subtilités. Je sens que je vais me faire des amis japonais sur ce coup-là!)

Donc le Tao ça serait du Qi à l’état pur. C’est à dire ou à peu près de l’énergie avec une conscience douée d’intention.

Sur le plan du vécu personnel, cela revient à sentir, ressentir et pressentir que tout n’est qu’un. Tout n’est qu’1. Un comme « unité originelle ». Tout ce que vous voyez, vivez, touchez, sentez puise sa source à la même origine que vous. Vous ne faites qu’un avec ces choses. Que vous en ayez conscience, c’est une autre paire de manches (qui sont profondes chez les chinois puisqu’on y mettait tout un tas de choses). Mais justement, cela explique bien le fait que la pratique est indissociable de cette compréhension, car c’est à force de pratiquer qu’on y parvient.

Donc il n’y que des différence d’apparences à notre niveau de perception basique. Mais sentir cette unité avec tout ce qui vous entoure (y compris avec le crétin du coin) c’est s’extraire du contexte de dualité dans lequel le système social dans lequel nous vivons essaie de vous enfermer. Avec le sentiment d’unité disparaît la notion de surenchère compétitive, de combat contre les autres, de perte ou de manque de place, de richesse fictive.

Sentir qu’enfant du Tao nous ne faisons qu’un avec l’ensemble de l’humanité extrait aussi de la notion d’agression potentielle perpétuelle.

Bien sûr il ne s’agit pas d’aller provoquer un gros balaise en lui disant que vous êtes son frère ou sa sœur du Tao que vous allez l’embrasser sur le nez. Mais instinctivement vous prendrez inconsciemment les décisions anodines qui feront que votre chemin ne croisera pas le sien. Vous serez sur votre voie, votre Tao.

Chez les anciens Taoïstes, les Célestes comme ils s’appelaient (car enfants du Ciel – enfants du Tao), on reliait l’Unité primordiale à TaiYi, l’étoile polaire, autrement dit la grande ourse pour nous, voire le chariot, la grande casserole, et justement l’image du « boisseau du nord », cette longue louche en bois qui servait à boire l’eau du puits.

Voici une chose qui peut vous guider ces prochains temps : à chaque fois qu'une chose, un événement, une personne vous fera hérisser le poil, demandez-vous ce qu'il y a de commun entre cette chose et vous-même. Et si vous ne voyez pas, alors ouvrez les yeux (ceux du cœur et là vous verrez !)

Tant qu'une chose extérieure à vous vous perturbe, c'est qu’elle vit aussi à l'intérieur de vous, cachée peut-être. Débusquez-là. Soyez vrai. Regardez au fond de vous-même avec sincérité, cela vous amènera à vous accepter tels que vous êtes, et non pas tel que vos parents vous ont voulu ou tel que vous croyez devoir être et paraître. Comprendre que nous sommes tous parfaitement imparfaits permet de sentir que tout est un et parfait. Si vous acceptez cela en vous, alors il n'y aura plus de parties distinctes en vous. Votre pensée, vos paroles et vos actions ne feront qu'un (encore l'unité) et vous serez un être authentique. L'unité et l'authenticité sont une et même chose. Si vous n'êtes pas vrai, vous vivez dans la duplicité et donc la dualité, alors la vie sera dure avec vous.

Prenez soin de vous.

A bientôt pour le troisième épisode !

Au sujet du Tao 1

Se sentir authentique, de plain-pied dans sa vie, être efficace dans ses actions comme dans son inaction, juste dans ses décisions, vivre détaché de la notion impérieuse de résultat et pourtant se réaliser au quotidien, voilà où peut mener la PRATIQUE du Tao.

Les maîtres taoïstes auprès desquels nous avons reçu notre enseignement insistent sur ce fait : le Tao se pratique, s’expérimente et se vit dans et par le corps. Toute la théorie qui tourne autour ne fait que l’accompagner et le soutenir. Parfois elle peut l’expliquer. (Comprenez par là qu’un auteur écrivain ou journaliste n’a jamais pu et ne pourra jamais écrire quoique que ce soit de juste sur le Tao faute de l’avoir pratiqué au moins une bonne dizaine d’années de manière très assidue, afin de sentir, ressentir les effets de sa pratique)

Cela signifie que la lecture mentale et la conceptualisation n’apporteront rien de bon si une pratique bien orientée et quotidienne n’est pas la motivation profonde. L’intellectualisation pourra au contraire apporter des effets négatifs.

Après plus de 25 ans de pratique dont la dernière moitié à l’enseigner, il nous paraît opportun de faire une pause dans notre pratique pour en écrire quelque chose de simple et surtout de juste pour vous aider à en éclairer voire affiner votre vision.

Taoïsme archaïque, taoïsme religieux, taoïsme moderne

Les origines de la conception taoïste se perdent dans la nuit des temps en Chine au minimum à la préhistoire, c’est à dire avant la datation par les occidentaux de l’invention de l’écriture.

Il faut donc se tourner vers les souches chamaniques pour estimer son origine à plusieurs milliers d’années (au minimum 6000 ans).

Le plus vieil ouvrage du monde et celui dont l’ancienneté est contestée est le Y-King (ou I-jing) ou livre du changement. Présenté par certains auteurs modernes non pratiquants comme ouvrage de divination, il permet juste de mettre en corrélation la situation dans laquelle on se trouve et les opportunités de changement de ladite situation, son évolution possible selon les décisions que NOUS allons prendre, avec évidemment plusieurs options possibles. Donc pour la divination et l’oracle, c’est raté.

Pourquoi aller vers le chamanisme pour expliquer la source du Tao ? Simplement parce que les chamans étaient dépositaires d’un juste bon sens : celui que l’être humain est sous l’influence naturelle de la Terre qui le porte, du Ciel qui l’entoure, du climat qu’il subit, et des innombrables êtres vivants qui cohabitent avec lui dans notre monde. (Dans certaines autres civilisations, les chamans sont appelés sorciers, homme-médecine, « celui qui parle aux esprits ».)
Des choses que nos petites et grandes écoles ont pour habitude de galvauder, négliger et passer sous silence au profit exclusif de l’intellect, du pouvoir (sur qui ?) et de la soif de l’or (?)

L'équilibre ou "invariable milieu"

Confucius -Temple de Confucius à Jianshui (Yunnan-Chine)

Confucius -Temple de Confucius à Jianshui (Yunnan-Chine)

Pour autant il n’est pas nécessaire de renoncer aux plaisirs de la vie pour être et vivre heureux. Ce que le Tao enseigne c’est la recherche permanente d’équilibre, le Juste Milieu repris par Kong-Zi (Confucius en latin) c’est-à-dire l’absence d’excès. Là où ça se complique, c’est qu’il faille comprendre « absence d’excès en insuffisance ». Car il peut y avoir un excès en trop, ou un excès d’insuffisance. Calmez-vous, avec un exemple ça ira mieux :

Quand vous avez trop de sauce dans votre assiette, c’est un excès que vous n’êtes pas obligé de consommer, ne trempez pas votre tartine et tout ira bien.
A l’extrême, s’il y en a tellement que tout baigne, votre estomac et votre foie, si vous mangez ce qu'il y a dans votre assiette vont s'en repentir; c’est un excès en trop ; on dira un excès de « plein ».
S’il n’y a pas assez de sauce, c’est une insuffisance de sauce, et c’est juste dommage. S’il n’y a pas de sauce du tout et que la nourriture est desséchée alors c’est immangeable et il s’agit d’un excès d’insuffisance, excès de vide.

Donc pour trouver l’équilibre en toute chose, il faut éviter les excès.

Pour les plaisirs, les désirs, les envies, c’est la même chose. Il ne s’agit pas d’y céder en totalité, ni d’y renoncer, mais de les canaliser et surtout de ne pas être dépendant de leur réalisation ou non réalisation.

Du quantitatif au qualitatif : un pas à franchir

Quand une société se coupe de la nature, les besoins naturels et vitaux de ses membres ne sont plus assouvis : manger et boire sainement, être en contact (physique) avec la vie minérale, végétale et animale (et donc aussi humaine), partager sans tension, ni rétention ni exclusivité avec les autres humains, avoir un sommeil récupérateur, respirer un air sain et vif, être exposé à la lumière du jour naturel.

Apparemment notre société se rappelle uniquement des verbes infinitifs ci-dessus mais pas des qualificatifs qui les accompagnent. Nous sommes dans une société du quantitatif et non du qualitatif.

La pratique du Tao ramène à tous ces indispensables vitaux. C’est pourquoi elle est aussi profitable à celles et ceux qu veulent se sortir de tout système de dépendances et reprendre la responsabilité de leur "bien-être", de leur "être-bien" et de leur "Être" tout simplement.

La pratique est souvent basée sur l’utilisation d’images ou de symboles naturels qui revitalisent le corps, dynamisent et éclaircissent l’esprit. Par exemple, jouer au vent permet de vitaliser le foie, la vésicule biliaire, la confiance en soi, la dynamique d’action, la vue, renforce les muscles et assouplit les tendons, et affermit la capacité (rapidité, sagacité) à prendre des décisions. Et j’en passe.

Le plaisir

Les chinois ne disent pas faire du Tao, ni travailler le vent, ils disent jouer. Imaginez que comme eux, vous extrayez de votre tête la notion d’enjeu pour y substituer la notion de jeu. Ni perdant ni gagnant, juste du plaisir partagé. Tenez, ça par exemple, ça peut être un bon exercice pour vous. Dans les jours qui viennent, transformez chaque pensée d’enjeu en une pensée de jeu. Ne pensez plus « je risque de perdre quelque chose » mais plutôt, « ça peut être sympa, autant essayer ». Vous aurez déjà fait un plus grand pas vers le tao que nos contemporains assis qui écrivent des gros livres à son sujet et ceux qui les lisent.

Une dérive

Face aux déceptions, frustrations, évictions de notre monde de compétition, d’exclusion et d’obsolescence programmée (faites attention, vous aussi ne seriez-vous pas considéré un produit ?), il semble logique de chercher des compensations.

Une de celles que les anciens chinois, tout comme de nombreux peuples, ont trouvée, c’est la religion. Ériger en dogme une association d’observations naturelles positives avec des superstitions générées par des dominants sur des faibles, a conduit à un ensemble de pratiques religieuses menant aux pires excès à des fins de pouvoir et mercantiles. L’histoire de la Chine est truffée de procès publics pour des groupes ainsi constitués se réclamant du taoïsme ou du bouddhisme. Le confucianisme s’étant toujours érigé comme le gardien de la Règle, il a été relativement épargné par ces règlements de comptes, considéré comme une doctrine (comme le taoïsme à l’origine) et non une religion.

Les marchands du temple, en chine aussi !

Aujourd’hui le Tao est pratiqué par peu de gens, même en Chine. Certaines pratiques comme le TaoYinTu (pratique de l’entretien de la voie) ou le TaoYinShenTi (pratique de l’entretien de la voie et de l’éveil de l’esprit) sont rares car elles nécessitent un temps d’apprentissage et d’expérimentation qui convient mal aux désirs frénétiques d’une populace « zapping ». La place a été prise par des marchands de sauce tao formés en deux ans voire en un mois pour certains, qui vous vendent du qigong créé entre il y a trois ans et la semaine dernière. Ils répètent le même inlassable enchaînement car ne connaissant que celui-là, le tout sous l’égide d’une ou plusieurs fédérations non officielles et non reconnues malgré leur publicité mensongère, ne cherchant que le record de nombre de licenciés pour obtenir LA subvention de l’état.

Malheureusement, en Chine c’est exactement le même problème. Nous sommes allés rendre visite à nos deux maîtres chinois vivant chacun dans leur monastère en Avril 2016, et leur avis était le même.

Jmi et Sophie avec maitre XiaoYao dans son monastère sur la montagne WeiBaoShan (Yunnan - Chine)

Jmi et Sophie avec maitre XiaoYao dans son monastère sur la montagne WeiBaoShan (Yunnan - Chine)

Il faut savoir qu’à l’origine il y a trois grands courants d’écoles taoïstes. Tout le reste n’est que supercherie. Le maître XiaoYao nous disait il y a peu du haut de sa montagne dans le Yunnan, qu’il avait reçu des élèves d’un prof réputé et connu aux Pays-Bas, venus le fréquenter pendant deux mois pour qu’il corrige leur pratique qui leur avait généré des troubles profonds de santé. Ainsi ce qui peut faire du bien peut faire du mal quand c’est mal dirigé. Ce serait les effets indésirables du médicament.

Donc il faut choisir son enseignant en demandant auprès de qui il a appris, quel école ou quel style, et depuis combien de temps il pratique et enseigne, combien de temps ses élèves restent avec lui en moyenne (1 an fuyez, 5 ou 6 ans ou plus vous pouvez tester). Ensuite, oui testez, essayer. La pratique du Tao, c’est un accompagnement de Vie. La pratique doit être plaisante, le prof et le lieu aussi. Vous devez vous faire du bien, pas y aller à reculons, si vous avez vraiment envie de prendre soin de vous.

Quand on découvre la pratique du Tao, on peut avoir envie de se jeter sur un livre et de l’avaler. Quand on a bénéficié des bienfaits du Tao, on a envie de convertir tout le monde.

Gardons un peu de mesure. Oui il y a des tonnes de bouquins, plus ou moins bien faits par des gens plus ou moins bien intentionnés ni compétents. Alors comment faire un choix ? Et bien demandez à votre enseignant ce qu’il en pense. Personnellement, il y a les livres que je conseille parmi les classiques sous réserve de leur traduction ; et ceux dont je n’ai pas le temps de parler. Comprenne qui veut. En attendant, le Tao se moque bien du développement personnel puisque ça n'existe pas et que c'est impossible, autant qu'il se moque de la spiritualité pour la même raison. A savoir que tout ne fait qu'un. La spiritualité est inséparable de la matière et une des bases du Tao est "le grossier est la racine du subtil". Mais ne le répétez pas. Nous y reviendrons.

Alors nous direz-vous, si la spiritualité n'existe pas et qu'on ne peut pas se développer personnellement, qu'est-ce qu'on peut bien faire ? La réponse est simple, être, juste être et simplement être. Et ne pas prôner comme ça se fait de plus en plus le bien-être, comme les conseillers en bien-être, les techniques de bien-être, car si elles existaient, et si ceux qui les vendent les pratiquaient, ils cesseraient aussitôt de faire pour ... simplement Être. (sourire) Et ne parlons même pas de "mieux être" car là on "toucherait le fond!"

Suite au prochain épisode, mais ça va venir vite. Un tout petit peu de patience...
(Ça c'était l'intro.)

Mouvement, contact et image dans l’étude et la pratique TaoDirigeant.

Pourquoi est-il approprié d'utiliser le mouvement et le contact dans la pratique du Tao ?

TaoDirigeant_groupeLa dimension physique est importante puisqu'elle représente la totalité de nos moyens, en fonction de l'état de santé, de forme et d'équilibre dans lequel nous nous trouvons. "Plantez une épine dans le pied du meilleur stratège, vous verrez s'il est toujours aussi efficace et clairvoyant !"
Cultiver sa santé, sa forme et son équilibre est de la responsabilité de chacun et chacune pour avoir des actions efficaces tout en économisant au maximum son énergie personnelle.

Améliorer la santé et développer la connaissance de soi engendre la maîtrise de soi qui mène à la confiance en soi développe l'avancement personnel et donc améliore la relation aux autres.

Et le contact ?

A force de privilégier les connaissances théoriques, nos enseignements occidentaux ont délaissé la notion de "corporalité" et donc de contact. Nous savons de moins en moins entrer en contact, préserver le contact, ne pas rompre le contact, libérer le contact avec l'autre.

La virtualisation des moyens de communication amplifie encore ce gouffre.
Nous avons parfois oublié que l'être humain est fait de chair, sensitif, tactile.

Le contact avec partenaire en contexte sécurisé permet de se réapproprier cette intelligence fine et subtile qui permet de dénouer nombre de situations difficiles, voire les éviter. Nous avançons ensemble.

"Je sais très bien utiliser ce que j'ai vécu,
alors que je dois faire l'effort de
me souvenir de ce que j'ai appris ! "

Et l'image mentale ?

La parabole, la métaphore, le mouvement permettent de comprendre les enjeux, les relations, les liens entre les situations, et la stratégie à adopter : " une image vaut 1000 mots ! "

Par exemple, les chinois disent : " si tu as mal à la tête, soigne les pieds ! " . Cela signifie avant tout qu'il est inutile de lutter contre une chose en s'y attaquant directement. Traduction : "C'est comme au billard, il faut savoir prendre la bille "par la bande" (la faire rebondir sur un côté du billard) plutôt que "pleine billle" donc de face comme un "gros lourdaud".

Ainsi pour contourner l'éloignement et la différence culturels (limitation de l'esprit face à ce qu'il ignore) il convient de gagner du temps en faisant vivre au corps une situation analogue à celle que le mental va rencontrer. Le mental se rappellera de cette expérience et adaptera le comportement de l'être humain en fonction du contexte. C'est aussi pourquoi "un professeur vaut 1000 livres".

N'oubliez pas : un sportif de haut niveau "sporte" 2 à 5 ans en moyenne; il a pour prendre soin de lui un coach sportif, un préparateur physique, un préparateur mental, un mécano (kiné-ostéo), il s’entraîne tous les jours, a (pour la grande moyenne d'entre eux) une compétition maximum par semaine, et la première chose qu'il va faire après sa plus grande victoire, c'est de ... prendre sa retraite.
Vous, vous êtes dirigeante ou dirigeant, votre carrière dure toute votre vie, vous êtes en compétition tous les jours, et la première chose que vous ferez après votre plus beau contrat, c'est de ... repartir à zéro sur un nouveau projet et recommencer. Il vous faut être opérationnel(le) tous les jours, de chaque semaine au fil des années qui passent.

Et qui prend soin de vous ? Qui vous apporte le recul nécessaire ?

Alors, ne méritez-vous pas de vous faire accompagner ? Qu'en pensez-vous ?

TaoDirigeant pour « TOUS » les dirigeant(e)s ?

Tout d'abord, le Tao est-il accessible à tout le monde ?

Réponse : oui !
… si vous avez conscience dans votre vie de dirigeant de pouvoir encore progresser en terme d'efficacité et/ou de compétences humaines et managériales.

Nous formons aussi biens des managers et des dirigeants avancés dans leur carrière, hommes et femmes en activité que des étudiants.

La réponse est encore oui si vous souhaitez mieux comprendre les rouages de l'être humain pour mieux collaborer avec lui.

Y-a t-il des contre-indications ?

Aucune, sauf l'arrogance (littérallement : "le fait de ne pas se poser de questions") et l'étroitesse d'esprit !

La recette majeure est : "au lieu de subir le changement, créez le changement, sentez, pressentez, clair-voyez et prévoyez ! "
Il ne s'agit plus de perdre du temps à se plaindre, mais d'utiliser son temps pour créer.

Ce que vous avez à y perdre : l'assoupissement, la démotivation, l'attente de la retraite, l'ennui et la " victimite ".

Ce que vous avez à y gagner : … vous-même et votre épanouissement !

Le Tao pour les dirigeants : pas un effet de mode !

Des dirigeants d'entreprise nous posent parfois la question : "après la vague "NewAge", la vague coaching, la vague management participatif, la vague psy,
voilà la vague Tao qui arrive, ne va t-elle pas rapidement s’épuiser par phénomène d'usure et de mode comme les autres et en quoi cela concerne les dirigeants d'entreprise, notamment les PME ?

Réponse : non ! parce que cette "mode" dure depuis 2500 ans, au moins.

Depuis des temps immémoriaux, les plus grands stratèges se sont référés à ces pratiques réservées en occident à quelque élite. Elles ont toujours été utilisées, à votre insu peut-être. Aujourd'hui les grands dirigeants d'entreprises chinoises se font accompagner ainsi discrètement.

En même temps qu'ils menaient une chasse aux sorcières à ces pratiquants, les hauts dirigeants chinois faisaient appel à ces services en toute discrétion (MaoZeDong, ChouEnLai, DengXiaoPing...).

Aujourd'hui, si vous mettez les pieds dans une librairie et demandez des ouvrages de stratégie, en dehors de Machiavel et Clausewitz, on ne vous proposera que des manuels chinois. Alors pourquoi ne pas profiter de ces outils universellement utilisables. Les entreprises japonaises importantes ont toutes des stratèges formés à la chinoise. Elles ont repris la théorie du KaiZen, ce qui a donné la méthode de gestion de la qualité. Sauf qu'à l'origine, la gestion de la qualité commence en interne et non vers l'externe. Autrement dit, elles se sont focalisées sur la qualité de ce qui est produit au lieu de commencer par la qualité de ce (ceux) qui produit, c'est à dire les humains. Humains qui sont sensés donner le meilleur d'eux mêmes à l'entreprise alors qu'on leur réserve le pire, ce qui amène le Japon au premier rang pour les suicides au travail. C'est ce qui arrive quand on prend le Tao à l'envers. Nous vous proposons, vous invitons à le prendre à l'endroit.

De tous temps, ces méthodes ont fait leur preuve, il suffit d'apprendre à les adapter à votre situation. Nous sommes là pour vous y aider.

TaoDirigeant, un atout majeur pour l’entreprise

La conjoncture actuelle met les entreprises françaises en péril sur beaucoup de plans. Si nous ne changeons pas notre vision des choses et notre appréhension de nos contextes, si nous ne développons pas notre intelligence de circonstance, grâce notamment aux enseignements du Tao, notre système risque de devenir complètement dépendant de la bonne volonté des plus puissants. Nous ne sommes pas obligés de faire tout comme les Chinois, mais nous pouvons utiliser leurs outils, et le plus pragmatique est le Tao.

TaoDirigeant pour cela forme :

  • les dirigeants à avoir en permanence une vision Tao " énergétique  vivante globale " de leur entreprise pour qu'ils adaptent leur stratégie en temps réel,
  • l'encadrement à avoir une vision Tao " humaine, affective et émotionnelle " de ses prérogatives, et à l'intégrer dans son management,
  • les "TaoManagers de proximité à pressentir, anticiper les problèmes et mettre en place des solutions avant qu'ils n'apparaissent.
  • Les salariés à devenir de plus en plus autonomes, coopératifs, interactifs, à mûrir.

Ainsi grâce au Tao, vous gagnerez à la fois en prospérité et en qualité de vie.

Le Tao c’est quoi ?

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Laozi, Liezi, Chouangzi

Le Tao est la base de la pensée chinoise, c'est l'univers et son fonctionnement perçus par des milliards d'individus depuis des milliers d'années. C'est un art de vivre et d'agir en s'accordant aux choses telles qu'elles arrivent. Entre le ciel et la terre, ce sont les espaces médians, et là se trouve l'être humain, sujet aux variations naturelles, humaines, affectives, émotionnelles, économiques, politiques, écologiques, philosophiques.

Et quand l'être humain se fixe un objectif, il doit composer au mieux avec ces divers éléments, s'y adapter, les utiliser, pour atteindre cet objectif.

La science (humaine, pratique, technique) qui enseigne ces méthodes, on peut la nommer le Taoïsme. C'est la recherche permanente d'efficacité dans tous les domaines : " ce que je fais doit avoir un effet précis ". D'où le nom du livre mythique le " DaoDe Jing " (TaoToKing) ou " Traité de l'Efficace " de LaoZi (LaoTzeu). [et non pas "le traité de la voie et de la vertu"]

Le Taoisme peut être considéré comme une grille de lecture, comme une palette d'outils, il n'est ni système de croyance, ni religion, ni institution, et ne demande ni foi aveugle, ni abandon de vos croyances personnelles, ni empiétement sur ce qui vous est cher.